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Le site du Kiyomizu dera comme si vous y étiez


L’ouverture de la page du site du Kiyomizu dera (le temple de l’eau pure) vous entraîne à Kyoto: les chants, le bruit de l’eau, une cloche qui sonne, les nuages au dessus du temple… en ce moment je la laisse en boucle, c’est hyper relaxant! Le site vient d’être entièrement refait (le 30 mars 2016).

http://www.kiyomizudera.or.jp/en/

Le site en en anglais!

On y trouve des informations sur le rituel de la prière, la purification, comment offrir de l’encens, sur la déesse Kannon et tout ce qui touche le temple, sa création, sa structure en bois résistante au tremblements de terre etc…

Kanazawa et son temple des ninjas!


Si  comme moi vous adorez Kanazawa vous avez sans doute déjà visité son quartier des geisha ou le jardin Kenrokuen.

Voici un autre endroit à ajouter à votre prochaine liste de visite dans cette ville: le temple des ninjas: Myouryuji ou Ninja dera.

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C’est bien un temple bouddhiste construit au 16e siècle puis déplacé sur le site actuel en 1643 par  Maeda Toshitsune siegneur du fief de Kaga. Si le but de ce temple était la prière c’était également une place forte pour le clan Maeda qui redoutait que les Tokugawa ne tentent de s’emparer de leurs terres. Le temple est donc conçu de façon astucieuse comme une forteresse avec une tour de guet mais également des recoins cachés et quelques pièges.

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Comme le raconte le journaliste de Rocket News le temple a des étages cachés entre les différents étages et le bâtiment qui , vu de l’extérieur, semble n’avoir que 2 étages en a en fait 4 reliés par un total de 29 escaliers (pour 23 pièces).

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Il fallait mieux se méfier de ces escaliers d’ailleurs puisqu’ils recelaient des pièges cachés comme des espaces recouverts de papier à travers lesquels on pouvait atteindre les pieds des visiteurs (pour les blesser à coup de couteau par exemple) ou des marches piégées comme des trappes faisant tomber le visiteur dans une pièce remplie de gardes.

ND 4 Ici l’espace blanc entre les marches est du papier, on pouvait atteindre les pieds des visiteurs à travers les espaces entre les marches.

Certaines des portes traditionnelles -shoji- se refermaient automatiquement et ne pouvaient être ouvertes que d’un seul côté. Les pièces étaient volontairement basses de plafond ce qui empêchait les assaillants potentiels d’utiliser leurs armes de façon efficace.

Bref le temple était un labyrinthe dans lequel, une fois rentré, on ne pouvait pas facilement sortir. Il est autant plus mystérieux qu’on ne sait pas qui était l’architecte.

Vous pouvez faire une visite guidée entre 9:30 et 16:30 en appelant le temple à l’avance afin de réserver.L’entrée coûte 800 yen pour les adultes. Attention : le temple est fermé le jour des offices bouddhiques.

http://www.myouryuji.or.jp/reservation/index.html (site en japonais)

Que faire si vous ne parlez pas japonais?

L’article ne dit pas si la visite elle-même est en japonais donc mon conseil est d’aller à l’office de tourisme et de demander si Kanazawa fournit un « Goodwill Guide ».  Ce sont de jeunes japonais qui vous guident une partie de la journée pour visiter des sites notamment lorsqu’ils sont tout en japonais où qu’ils ne sont accessibles qu’aux gens parlant japonais.

Vous payez leur entrée dans les sites visités et peut-être que vous pouvez leur faire un petit cadeau à la fin (je parle d’un objet de chez vous par ex cartes postales de Paris ou Tour Eiffel en porte clef et pas d ‘argent bien sûr,). J’ai déjà fait appel à un Goodwill Guide à Kyoto justement pour un site avec des ninjas car il était obligatoire de parler japonais pour accéder à la visite et c’était vraiment une bonne expérience.

Around No-machi, Tera-machi, Nodayama, and Kodatsuno photo

sources:http://en.rocketnews24.com/2014/06/23/the-twists-turns-and-trapdoors-of-kanazawas-incredible-ninja-temple/

http://www.kanazawa-tourism.com/french/guide/guide1_5.php?no=2

Shopping au Japon. Achetez des senjafuda : les étiquettes qu’on colle dans les sanctuaires.


Tagger son nom sur le portail d’un sanctuaire !!! JAMAIS !!! C’est pourtant un peu ce que font les japonais avec ces autocollants que l’on trouve un peu partout. Comme on n’arrive pas à les lire en général on se demande bien ce qu’ils veulent dire.

En fait ce sont des senjafuda 千社札 (on retrouve le 千sen de 1000 et le 社札 fuda de hanafuda le jeu de carte et cela a le sens de 1000 shrine tag ou étiquette des 1000 temples. Selon le Japan Times cette pratique remonterait au 10e siècle quand l’empereur Kazan a commémoré une visite dans un temple en écrivant un poème et en le collant sur la porte du temple.

Il y a 2 types de senjafuda: ceux en noir et blanc avec des noms que l’on appelle daimei nosatsu et les plus colorés et détaillés les kokan nosatsu qui ont même été collectionnés et publiés dans des livres d’art.

 regardez bien le petit homme avec le parapluie, il est également sur une des cartes du hanafuda c’est Ono no Michikaze..

Hors de question d’aller dans un temple et de juste coller son autocollant où on le veut comme un vulgaire tag, il y a un rituel à suivre:

-Tout d’abord, il faut demander au temple si les senjafuda sont autorisés.

– Si c’est le cas on paie quelques centaines de yen et on fait tamponner son carnet de temples le nokyocho ou pilgrimage book/livre du pélerin, (c’est ce carnet spécial vendu dans les temples qui permet de collectionner les tampons calligraphiés des différents temples. Un prêtre vous calligraphie un extrait de sutra ou quelques mots par dessus ce tampon et même parfois on peut avoir une feuille collée dessus)

– Ensuite on cherche un bon endroit  MAIS on ne doit jamais coller son senjafuda sur un édifice qui a le statut de propriété culturelle  « important cultural property »  ou sur les plaques votives encadrées que l’on voit dans certains temples ou sanctuaires. On ne colle pas non plus son nom au dessus de celui de quelqu’un d’autre.

Selon l’article certains préfèrent un lieu où le senjafuda sera remarqué tandis que d’autres préfèrent des endroits plus protégés des éléments mais tous sont d’accord sur un point: plus c’est haut mieux c’est !

– Comment placer son senjafuda le plus haut possible ? En fait on utilise une canne en bambou télescopique (un sao) qui vous permet d’atteindre 7m de hauteur . On brosse la surface avec une brosse puis on met de la colle sur l’envers du senjafuda et on l’applique toujours grâce à cette canne, ce qui demande une certaine adresse.

De nombreux temples refusent maintenant que l’on colle des senjafuda car il y en avait trop et aussi à cause des exemplaires modernes que l’on peut acheter dans les boutiques et qui sont adhésifs car ils abîment le bois.  Avec tout les hanafuda cela ressemble à ça!!!

Vous pouvez les acheter et les coller sur la couverture d’un cahier!

Vous pouvez lire l’article de Alice Gordenker dans la partie WHAT THE HECK IS THAT? du Japan Times http://www.japantimes.co.jp/text/ek20101118wh.html

mes temples/ sanctuaires préférés à Kyoto


Bon, à côté de INARI TAISHA un de mes préférés avec son long tunnel de tori (pour ceux qui sont allées voir Geisha ils ont du reconnaître la scène ou la petite fille court ).
 
mémoirs12
 
A côté 2 temples que je n’ai pas encore pu tester Sekiho-ji et Otagi Nenbutsu-ji. Ils contiennent des exemples de rakan en pierre. Les rakan sont dans le bouddhisme des gens qui ont atteint le Nirvana et sont libérés du cercle des réincarnations.  4 rakan furent désignés par le Bouddha historique au moment de sa mort (483BC) les 4 (4 points cardinaux) devaient rester dans le monde pour protéger les lois bouddhiques et les faire connaître jusqu’à l’arrivée du Bouddha du futur (Moroku Bosatsu).
Contrairement aux Jizo, divinité gardienne des enfants qui sont souvent couvertes de bonnets rouges ou de bavoirs, les rakans ne sont pas habillés. Ils ne sont pas non plus vénérés comme des êtres divins ce sont des humains .
y aller:
 Sekiho-ji: 10mn à pied de la station JR Inari (Nara line) ou de la station Keihan Fukakusa. Ouvert 9-5h. Entrée 500y adultes, 300enfants.
Otagi Nenbutsu-Ji: de la station Arashimaya (Keifuku Arashimaya line) ou JR Saga Arashimaya. Marcher vers le haut de la colline vers Adashino Nenbutus-ji. Otagi Nenbutsu-ji est se situe 5mn plus loin sur la gauche.
Entrée: 300y
 
Shopping à Inari taisha : les ema (plaques votives) en forme de tête de renard ou les minuscules tori à offrir.
 
 
KYOMIZU DERA qui est encore plus beau les jours de pluie. Pour y aller passer par le petit jardin derrière Yasaka Jinja et prendre à droite. Deux de mes temples préférés Chion-In and Kodai-Ji se trouvent le long de cette rue.A droite des shoji décorés d’un dragon blanc nageant dans l’écume et un jardin zen,  à gauche  un jardin plus grand et le tunnel en forme de dragon.Continuer le long de ce chemin on aboutit dans sannen zaka ou le shopping est roi. Entre glace au thé vert, gâteaux secs au gingembre et sacs en tissu japonais ou porcelaine je craque à chaque fois. Attention aux petits restaurants cachés entre les échoppes.
Dans la rue un photographe vous propose de vous faire prendre en photo en costume de Geisha et de sortir dans la rue vous faire photographier. Le résultatest assez hallucinant si vous avec à peu près 10.000 yen à mettre.
 
Shopping: de l’encens, du papier qui absorbe l’excès de sébum (abura paper), des épingles à cheveux, de la céramique…. arrêtez moi svp!
shopping dans yasaka Jinja: des porte bonheurs (omamori)