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Les hikikomori les reclus japonais


Au Japon on compterait un million de Hikikomori ces jeunes gens (en majorité des jeunes garçons) qui arrêtent l’école puis refusent de sortir non seulement de chez eux mais souvent de leur chambre (puisqu’ils vivent encore chez leurs parents dans leur grande majorité) pendant plusieurs semaines, mois ou même années pour certains.Ils souffrent de phobie sociale.

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C’est un phénomène qui est presque exclusivement japonais même si on compte quelques exemples en Corée par exemple.

Un excellent livre sur le sujet est Shutting Out the Sun: How Japan Created Its Own Lost Generation de Michael Zielenziger.

En France maintenant on a tendance à valoriser le mot « otaku » mais la phobie sociale des hikikomori les coupe de la société.Les familles japonaises mettent en place un système pour leur apporter à manger mais ces adolescents ou jeunes adultes vont vivre avec leurs déchets dans leur chambre et ne plus sortir du tout de leur chambre pour se laver dans les cas les plus extrêmes..

Les causes avancées sont variées: un système scolaire strict qui protège peu les élèves des agressions de leurs camarades (avec l’ijime, « bullying » », ou persécutions des élèves par leurs camarades),la pression scolaire qui oblige de nombreux enfants à suivre des cours après l’école pour préparer des examens d’entrée dès la maternelle, les rapports avec la mère (dans la société japonaise les rapports mère-enfant peuvent être très/trop forts- vous verrez dans le livre des exemples plus précis)…


source: http://newsonjapan.com/html/newsdesk/article/103491.php

Les nouveaux garages à vélo japonais.


 Cela fait plusieurs années que l’on voit ces garages au Japon dans lesquels votre voiture est rentrée dans une sorte d’ascenseur qui va la ranger dans un bâtiment. Ce système qui ne nécessite pas de garer soi-même sa voiture évite les rampes d’accès afin de gagner de la place. Maintenant le système est mis en place pour les vélos.

Si vous voulez voir ce système en action la vidéo montre un site près de la gare de Shinagawa (une station assez connue notamment car c’est un arrêt de Shinkansen).

source: http://www.tokyotimes.com/2013/robot-bicycle-valets-save-parking-space-in-japan/

Les asiatiques se ressemblent tous !/ Asian people all look the same


J’adore ce quizz http://alllooksame.com/ cliquez sur exam room (il vous faut vous inscrire mais ensuite vous entrez directement dans le jeu).

L’idée me plait beaucoup : « vous pensez que les asiatiques se ressemblent tous? hé bien testez vous! » Plus je joue plus mon score baisse en général (là j’ai 9/18 mais c’est parceque j’ai retenu certains visages sinon je me mélange tout le temps)

J’aime bien le grand coup de pied aux idées reçues!

Les japonais qui nettoient Paris! Green Bird !


Coucou,

Comme je vous le disais dans un précédent post je viens de lire Nââândee un petit livre écrit par une japonaise à Paris et elle y parlait de l’association Green Bird. J’avais déjà vu un reportage sur cette association de japonais qui nettoient Paris pour qu’elle reste belle comme sur une carte postale.

Paris mais aussi Berlin, Londres, Genève, une fois par mois des volontaires se réunissent pour ramasser les papiers gras dans un quartier touristique de Paris.

Leur slogan: « A clean town also makes people’s hearts and minds cleaned. » / « une ville propre rend le coeur et l’âme des gens également propre ».

Whenever you make the pledge that you NEVER litter trash or cigarette on the street¸
you are a member of green bird.

The primary activity of green bird is trash picking to clean the towns we live in and love.
But the activity is not your obligation.
You just need to feel that « Littering? That’s ugly and uncool! »

green bird community is rapidly growing from Tokyo to the world
not only in individuals but also in shops and companies etc.

Our motto is « KEEP CLEAN. KEEP GREEN, » to make our towns
« Cleaner and Cooler ». 

Ici c’est leur site: http://www.greenbird.jp/english/

Ici vous aurez les dates des prochains nettoyages http://www.greenbird.jp/team/paris/

Ca donne envie de se joindre à eux!

En Chine un parc profite des tensions sino-japonaises


http://www.kotaku.com.au/2012/11/japan-invading-china-recreated-at-a-chinese-amusement-park/ (tiens un petit nouveau)

Alors que les tensions entre la Chine et le Japon s’exacerbe, que les nationalistes japonais grimpent le Fuji san (pour se faire sauver par les japonais car ils sont mals préparés) ce parc The Eighth Route Army Culture Park dans la province de Wuxiang permet aux chinois de de costumer en soldats chinois ou japonais et de jouer à la guerre.

Ouvert en 2011 ce parc est situé dans une région connue pour le « tourisme rouge », le nom fait référence à la 8e armée, une unité de l’armée nationale révolutionnaires qui a combattu les japonais, et on peut se costumer, jouer à la guerre dans des tranchées et … tirer sur des soldats japonais.

Des photos de Jason Lee pour l’agence Reuters.

 

 

En août dernier un festival culturel le  Eighth Route Army Cultural Festival a eu lieu, des vétérans étaient invités comme Duan Yirong qui semble plutôt soutenir ce parc selon son interviw à China Daily:

“Before I joined, many people in our country, including me, were beaten and killed by Japanese soldiers,” Duan told China Daily. I lived a terrible life. “People died every day in our village. Picking up a gun and joining the army was the best way to protect our homeland and improve our lives.”

Army vet Duan, however, is supportive of the theme park, saying, “It brings alive the heroic history and nightmarish days we endured. It opens a frightening window on war but also conveys the meanings of loyalty and sacrifice.”http://www.chinadaily.com.cn/life/2012-03/13/content_14822675.htm

 

Je ne trouve pas de site pour ce parc (mon chinois est très limité)

Rencontres à la japonaise: les règles du gokon


Le gokon (abréviation de Goudo Konpa) est une façon d’organiser des rencontres entre personnes qui ne se connaissent pas. Un peu sur le modèle des konpa qui sont un type de rencontres organisées entre des étudiants auxquelles vous ne pouvez participer que si vous êtes invité, mais entre membres du sexe opposé, un peu comme un blind date.

http://tokyocherie.wordpress.com/category/go-go-gokon/gokon-rules/

Un article très détaillé sur les règles du gokon. Comment se préparer, comment parler de soi ou de quoi parler (comme de son signe astrologique par ex), quels jeux peuvent être lancés lors de la soirée.

Une partie de l’article les règles du gokon qui m’a beaucoup amusée:  » Before you think of how to look attractive or sexy, be clean. For women, it is more favorable to smell like soap than to smell chanel coco » …. bref il faut sentir le PROPRE les filles, « Chanel coco c’est rigolo aussi » (et c’est valable pour les hommes) !!!

« It is especially recommended for women to under-decorate themselves.  (mais on n’est pas des arbres de Noël quand même ) Wearing expensive looking jeweries will intimidate men – they will wonder whether you are better paid than them, or if you already have rich boyfriends giving you expensive gifts. » HAHA !!!

http://www.dramacrazy.net/japanese-drama/yamato-nadeshiko-episode-1/4562

Et quoi de mieux pour illustrer les règles du gokon que le tout premier drama que j’ai vu au Japon: やまとなでしこ Yamato Nadeshiko ( = la pure fleur du Japon, c’est comme ça qu’on appelle la Femme japonaise – avec un grand F- et aussi le surnom donné récemment à l’équipe de foot japonaise féminine vainqueur des jeux olympiques)!!!

Yamato Nadeshiko est l’histoire d’une hôtesse de l’air (clichés clichés rien que ça c’est un plaisir) jouée par Matsushima Nanako bien décidée à oublier son enfance pauvre en épousant un homme TRES riche! Elle devient spécialiste des gokons jusqu’à tomber par erreur amoureuse de ce qu’elle croit être un brillant chirurgien.

Ce qui est un peu étrange c’est que visiblement lors d’un gokon tout le monde n’est pas célibataire/disponible, c’est le cas dans cet épisode puisqu’un des personnages est marié mais est très content d’assister à un gokon et que l’héroîne a déjà rencontré un homme mais vérifie si elle ne peut pas trouver mieux. C’est pourquoi il faut bien être sûr du statut relationnel des participant(e)s…

Rien que de la voir prendre des poses j’avais envie de la frapper à l’époque car, sous la comédie, on sent quand même la femme vénale qui chasse le mec riche.

Mais bon, la bo est Everything de Misia ce qui rattrape bien des choses!

Petite variante organisée par des villes ou des temples: le machi kon ou tera kon

Le temple Kodaiji à Kyoto a organisé une rencontre entre jeunes hommes et femmes qui a attiré environ 200 personnes, la plupart vivant dans Kyoto.

Le cuddle café/ café calins japonais !


Encore des infos bizzares venant d’un de mes sites préférés http://en.rocketnews24.com/2012/09/28/japans-first-cuddle-cafe-lets-you-sleep-with-a-stranger-for-80hr/.

Les japonais vont bientôt pouvoir oublier les difficultés politiques et les relations tendues avec la Chine et la Corée dans un nouveau café qui va ouvrir à Tokyo Akihabara bien sûr) et qui s’appelle Soine-ya (sleep together shop – dormons ensemble boutique) ????

Je dois dire que le « menu » fait super peur:

Admission fee: 3000 yen (US $40)

Standard Course

  • 20 min – 3000 yen ($40)
  • 40 min – 5000 yen ($65, only 3000 yen for first time visitors)
  • 60 min – 6000 yen ($77)
  • 2 hrs – 11000 yen ($142)
  • 3 hrs – 16000 yen ($206)
  • 4 hrs – 20000 yen ($258)
  • 5 hrs – 25000 yen ($322)
  • 6 hrs – 30000 yen ($387)
  • 10 hrs – 50000 yen ($645)

Shimei-ryo“ (fee to pick the girl you want to sleep with) – 1000 yen ($13) + 500 yen ($6.50) per hour

Optional Course

  • Customer sleeps in girl’s arm (3 min) – 1000 yen ($13)
  • Girl pats customer on the back (3 min) – 1000 yen  ($13)
  • Customer pets girl on the head (3 min) – 1000 yen  ($13)
  • Customer and girl stare at each other (1 min) – 1000 yen  ($13)
  • Girl changes clothes (1 time) – 1000 yen  ($13)
  • Girl gives customer foot massage (3 min) – 1000 yen  ($13)
  • Customer gives girl foot massage (3 min) – 2000 yen  ($26)
  • Customer sleeps with head on girl’s lap (3 min) – 1000 yen  ($13)
  • Girl sleeps with head on customer’s lap (3 min) – 2000 yen  ($26)

Donc, au Japon on va payer 1000 yen pour regarder une fille dans les yeux pendant une minute… franchement les filles imaginez l’argent que vous devriez gagner pendant la journée et que vous jetez par les fenêtres à regarder les gens dans les yeux … gratuitement.

http://soineya.net/ bizzarement les photos du site montrent 2 filles dormant ensemble mais j’ai bien l’impression que les clients seront plutôt des hommes non?

Décidément les japonais seront toujours aussi bizzares, ou est ce que certaines personnes se sentent si seules qu’elles doivent payer pour regarder quelqu’un dans les yeux?

Suite à cet article j’étais contente de lire des réactions des féministes japonaises (mais si ça existe sauf qu’on en parle jamais) commeMayumi Yugata ici: http://www.weirdasianews.com/2012/10/13/japanese-shop-offers-sleep-women-services-feminists-react/

However, feminists such as Mayumi Yugata are angered by this service. Yugata said that this makes women as mere objects that men can pay for. She adds that it “signals the continuation of women as caregivers and nothing more.” Yugata added: “It is wrong in today’s modern Japanese society that we are now being used to lie next to.” However, she admits, that if regulated, this service won’t do much harm to society.

“No matter how you put it, this idea will be about sex. What are the women to be wearing and how do we know when the cutoff will be? Maybe a customer offers so much money that illicit things happen. It is just wrong,” Yugata said.

Des relations Chine Japon particulièrement tendues


Une guerre entre le Japon et ses voisins est improbable selon Céline Pajon chercheuse à l’IFRI dans l’article du Monde.fr. Et ça nous rassure un peu parcequ’entre les extrémistes chinois bien aiguillés par le gouvernement et les extrémistes japonais qui débarquent dans le quarter coréen de Tokyo les esprits s’échauffent.

Cet été, les frictions se sont multipliées autour des territoires disputés entre le Japon et ses voisins (îlots et zones économiques exclusives). Le maintien du statu quo, qui semblait prévaloir jusqu’alors, semble être remis en cause par des stratégies nationales plus agressives, notamment de la part de la Chine, dans un contexte géopolitique en pleine évolution. Par ailleurs, le nationalisme reste toujours un moyen de mobilisation important pour les dirigeants dans la région, et empêche les éventuelles concessions.

NATIONALISMES ET POLITIQUES À COURTE VUE RELANCENT LES QUERELLES TERRITORIALES

La poussée de fièvre actuelle s’explique d’abord par la proximité d’échéances électorales dans les trois pays concernés (Chine, Corée, Japon). En Corée, Lee Myung Back prépare sa sortie, la constitution lui interdisant de briguer  un second mandat à la présidentielle de décembre. Très impopulaire, le président Lee passe pour un « pro-japonais » qui a favorisé durant son mandat un spectaculaire rapprochement politique  et stratégique avec Tokyo (participation historique des forces armées japonaises aux manœuvres américano-coréennes en juin).

Depuis juillet, le ton a changé : la signature d’un accord de coopération militaire inédit est annulée sans préavis et Lee Myung Back somme à plusieurs reprises les autorités japonaises de s’excuser pour les exactions commises durant la colonisation et la dernière guerre. Le 10 août, dans un geste de défi au Japon, le président coréen effectue une visite historique sur les îles Takeshima-Dokdo, un geste qu’approuve à plus de 80 % l’opinion publique coréenne. Ces initiatives provoquent sans surprise de fortes protestations côté japonais, le premier ministre menaçant de prendre des sanctions économiques (abandon d’un accord de swap de monnaie) et le Parlement adoptant une résolution – la première de ce type depuis 1953 – condamnant la visite du président Lee sur les îlots contestés.

Ce brusque refroidissement dans les relations nippo-coréennes ne devrait toutefois pas se prolonger,  les deux pays partageant fondamentalement de forts intérêts communs, économiques et stratégiques, vis-à-vis de la Corée du Nord. C’est également le message que souhaite faire passer l’allié américain, dont le retour en Asie s’appuie aussi sur une plus forte coopération entre ses partenaires de sécurité.

Côté chinois, la transition politique se déroule pour la première fois dans un contexte très tendu, marqué par des scandales à rebondissement comme l’affaire Bo Xilai. L’arrestation par Tokyo des 14 militants nationalistes venus de Hongkong qui ont abordé sur les îles Senkaku-Diaoyu le 15 août, jour commémoratif marquant la fin de la guerre en 1945, a donc constitué une nouvelle occasion pour les autorités chinoises de détourner l’attention de la population et diriger les mécontentements sur le voisin japonais.

La fermeté du régime communiste sur ce dossier hautement symbolique contribue en outre à lui apporter  un surcroît de légitimité auprès de son audience nationale. Il faut toutefois noter la modération et le sang-froid avec lesquels Pékin et Tokyo ont tenté de gérer cet énième incident autour des Senkaku, à la différence de l’accrochage de septembre 2010 qui avait laissé craindre une escalade politico-militaire. Les deux gouvernements, tout en campant fermement sur leur position en matière de souveraineté, se sont efforcés de calmer le jeu et contrôler les débordements nationalistes. Les dirigeants japonais ont donc décidé de ne pas prolonger la détention des activistes chinois et se sont désolidarisés de l’incursion, non autorisée, de 10 militants nippons sur les îles contestées.

Le gouvernement du premier ministre Noda est en sursis, des élections anticipées pouvant être annoncées d’ici la fin de l’année. Sa situation de faiblesse laisse la voie libre au populisme nationaliste de figures telles que le maire d’Osaka (Toru Hashimoto – qui nie la responsabilité du Japon dans la tragédie des « femmes de réconfort ») ou de Tokyo (Shintaro Ishihara – qui souhaite racheter certains îlots des Senkaku à un particulier japonais pour y renforcer la présence nippone). Si Yoshihiko Noda tente de surfer sur cette vague en adoptant une position inflexible sur les questions territoriales, il s’efforce également de modérer les attitudes par trop « va t’en guerre », critiquant notamment les projets de l’édile tokyoïte. Ces gesticulations diplomatiques, si elles répondent à des préoccupations de politique intérieure, portent atteinte aux intérêts fondamentaux des pays de la région qui tireraient parti d’une plus grande coopération. Ces frictions renforcent l’instabilité stratégique et nourrissent le phénomène de course aux armements que connaît la région est-asiatique ces dernières années.

RIVALITÉ SINO-AMÉRICAINE ET COURSE AUX ARMEMENTS : UN TERREAU FERTILE

La seconde raison – structurelle cette fois – qui explique l’intensification des frictions autour des territoires contestés est la transformation du contexte géopolitique asiatique et la militarisation croissante de la zone.

La montée en puissance de la Chine est le principal facteur systémique à prendre en compte. Pékin entretient en effet une sensibilité toute particulière à son intégrité territoriale et un tournant a été pris en mars 2010 quand la mer de Chine méridionale a intégré la liste des « intérêts fondamentaux » (core interests) au même titre que le Tibet, le Xinjiang, ou Taiwan. La stratégie chinoise, cherchant à élargir sa prééminence sur les eaux asiatiques à travers coups de force et faits accomplis inquiète fortement ses voisins asiatiques, qui réarment et se rapprochent des Etats-Unis.

Sans prendre position sur les querelles territoriales asiatiques, Washington favorise de facto ses alliés et partenaires de sécurité, en apportant notamment son aide  aux pays d’Asie du Sud-Est pour renforcer leurs capacités de défense maritimes, et en rappelant que les îles Senkaku sont protégées par le traité de sécurité nippo-américain.

Cet engagement laisse à penser que l’on assiste à un nouveau « grand jeu » en Asie orientale, ou chaque camp – pro-Chinois ou pro-Américain – avancent ses pions pour se constituer une sphère d’influence la plus large et solide possible.

Dans ce contexte, Tokyo resserre ses liens avec Washington et renforce la surveillance de ses frontières, ainsi que sa capacité d’intervention rapide pour défendre son territoire. Plusieurs manœuvres nippo-américaines visant à reprendre des îles japonaises envahies ont montré que les alliés étaient parfaitement entrainés à réagir à cette éventualité. Par ailleurs, les orientations de défense japonaises publiées en 2010 mettent en place des forces plus mobiles et plus dissuasives, en particulier face à la Chine, et le Japon va se doter  de moyens de patrouille renforcés (avions, radars). Tokyo a récemment annoncé l’acquisition de drones de surveillance et de véhicules amphibies américains permettant d’aborder des îlots éloignés.

Si l’étendue des intérêts en jeu et l’implication des puissances militaires chinoises, américaines et japonaises rendent un conflit ouvert peu probable autour des territoires contestés, la multiplication des frictions est sans doute à craindre. Il convient donc de dissuader  les attitudes trop ouvertement provocatrices et surtout d’établir des mécanismes de prévention et de résolution des crises. Fin juillet, Chinois et Japonais se sont ainsi entendus pour mettre en place une ligne rouge afin d’améliorer la communication entre les autorités militaires et éviter les incidents maritimes en mer de Chine orientale.

PAS D’ISSUE À L’HORIZON

Il est probable que le statu quo perdure. L’intérêt à régler les différends territoriaux pour les pays impliqués peut en effet être discuté. La carte nationaliste est ainsi toujours utile à agiter pour justifier d’un raidissement diplomatique sur un dossier tiers. En outre, la résolution de tels différends implique des concessions dont le coût stratégique est très élevé. Plusieurs facteurs entrent en considération comme la politique intérieure (sensibilité de l’opinion publique) et la dimension régionale (implication de la résolution d’un différend sur la gestion des autres).

En Asie, le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence reste une norme puissamment ancrée. Les pays de la zone ne sont donc pas encouragés à faire des compromis sur cette dimension fondamentale de leur identité. Le risque d’apparaitre « faible » dans une région ou les relations internationales sont encore sous l’égide des rapports de force est difficilement acceptable.

Enfin, les querelles territoriales en Asie du Nord-Est sont directement liées aux contentieux historiques entre les pays. L’agression japonaise au siècle dernier se retrouve, d’une façon ou d’une autre, au cœur du conflit. Seul un retour lucide sur le passé et un accord entre ancien agresseur et agressés permettra de dépasser ce qui constitue le « pêché originel » du Japon.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/21/une-guerre-entre-le-japon-et-ses-voisins-est-improbable_1763569_3232.html

Certaines japonaises font-elles manger de la nourriture pour chats à leurs maris ?


Cette histoire date de 2010 mais elle a récemment été ressortie de l’oubli par Rocket News : http://en.rocketnews24.com/2012/07/15/online-customer-review-of-a-can-of-cat-food-horrifies-thousands/

Rakuten est l’équivalent d’Amazon et permet de donner son avis sur un certain nombre de produits, ici de la nourriture pour chats délicieusement nommée Mon Petit Whitefish and Tuna for Kittens.

Ce qui fait polémique c’est surtout un commentaire en japonais repris en anglais par le site

“I don’t own a cat but, I bought it to avoid shipping costs.” / Je n’ai pas de chats mais je l’ai acheté pour éviter les frais de port.

RAS pour l’instant mais attendez la suite:

“But since it looked so delicious, I thought I’d mix it into my husband’s salad.” / Comme ça avait vraiment l’air délicieux j’ai décidé de mélanger la boite avec la salade de mon mari ^^

Le pire est que 2 personnes ont trouvé ce commentaire utile puis d’autres et encore d’autres…

Ca me rappelle une BD que j’aime beaucoup sur les office ladies,  OL Shinkaron, dans laquelle un dessin parlait déjà d’étudiants qui avaient mangé de la nourriture pour chats quand ils étaient à court d’argent!!!