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Voteriez vous pour une intelligence artificielle? Au Japon c’est possible


Voteriez vous pour une IA? Au Japon une intelligence artificielle se présente aux élections régionales.

 Elle est moins jolie que Armanoïde (qui est un androîde métallique mais bon)

C’est la petite ville de Tama,  150 000 habitants, située au centre du Japon qui pourrait élire cette IA. Mais qui se trouve derrière? Michihito Matsuda, 44 ans battu aux municipales précédentes, selon le site Mashable.

C’est un joli coup de com incarné par un androïde androgyne soutenu par un   un site Web et un compte Twitter écrit à la première personne.

Petit speech avant les élections:  « For the first time in the world, AI will run in an election. Artificial intelligence will change Tama City. With the birth of an AI-Mayor, we will conduct impartial and balanced politics. We will implement policies for the future with speed, accumulate information and know-how, and lead the next generation. »

 C’est sûr que ça change les affichages électoraux!!!

On vous appâte avec une androîde sexy et vous vous retrouvez avec un japonais peut-être bedonnant, c’est un peu du vol quand même.

Allez une petite image de Armanoîde (pour se faire plaisir)Armanoide et Cobra

 

Résultats  le 15 avril.

sources: http://snip.ly/ygdt4#http://www.konbini.com/fr/tendances-2/au-japon-une-intelligence-artificielle-se-presente-a-des-elections-municipales/

https://grapee.jp/en/97202

 

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La réforme des minpaku au Japon affectera-t-elle Airbnb?


D’après ce que j’ai lu sur la réforme des minpaku (private lodgings) pour l’instant voici les changements qui vont surtout affecter les propriétaires

  • un maximum de 180 jours par an
  • un enregistrement à la mairie en lien avec MyNumber pour les impôts,
  • pose d’un autocollant
  • et, ce qui va sans doute être plus difficile, approbation du syndic de l’immeuble… ceux qui ont accueilli des gaijins un peu trop bruyants risquent de perdre leur capacité de louer.

Le projet de loi devrait être appliqué à partir du 15 juin 2018.

source:https://www.ttgasia.com/2018/01/26/japan-to-enforce-minpaku-regulations-in-june/

Comment traduire le « shit hole countries » de Trump en japonais?


Comme on dit en anglais « it’s a hard job but someone has to do it « . Les traducteurs japonais ont donc dû s’atteler à la tâche et traduire le « shit-hole country » de Trump en japonais et , comme on parle souvent des différents niveaux de politesse que comprend la langue, ça n’a pas été facile. (Bon, nous en français c’était simple)

La NHK est passé par « filthy countries » ( pays dégoûtants) qui est un des plus belles sous traductions jamais vues – et vous aurait fait rater l’agrégation d’anglais à l’oral- mais bon.

D’autres sont passés par des périphrases comme « pays aussi sales que des toilettes  » (tout ce temps je m’attendais a ce que le magazine Japan Times nous éclaire en donnant les expressions exactes, mais non- petits joueurs -j’ai donc cherché et trouvé ailleurs 便所のように汚い国 or « benjo no yō ni kitanai kuni » “countries that are dirty like toilets” ou encore “kusottare,”ce qui veut dire “dripping with excrement.” )

Il n’y a pas que le Japon qui a fait trimer les traducteurs : personnellement j’adore la traduction de l’agence de Taipei CNA News Agency qui se traduit « country where birds don’t lay eggs » ( le pays où les oiseaux ne veulent pas pondre/ ne pondent pas). Je trouve que ça rends Trump presque poète !

Pour revenir en Europe les médias flamands en Belgique ont traduit par « testicle countries » ( il faut m’expliquer ??)

Sources:

japan times.co.jp

https://www.pri.org/stories/2018-01-12/how-countries-around-world-translated-trump

Dîner à la française … Avec des produits de Fukushima!


J’adore le Japon mais de la à acheter du riz ou autre produit venant de Fukushima il y a un ENORME pas que je ne souhaite pas franchir.

France being one of the major exporters of nuclear, to be expected that its Embassy in Tokyo would collaborate with the Japanese Government to put on a show that Fukushima products are safe, that Fukushima is no more contaminated, that everything is great. The event certainly was organized behind the scenes by the Project […]

via The French embassy in Japan held a dinner party with Fukushima food — Fukushima 311 Watchdogs

Le Japon a toujours du mal à reconnaître l’existence des « femmes de réconfort » – la statue qui dérange.


Le terme « femme de réconfort » cache l’esclavage sexuel, entre autres, des coréennes pendant la 2de guerre mondiale. C’est une des causes de tensions entre le gouvernement japonais et les pays de la région, le gouvernement japonais s’opposant à toute érection de statue ou de monument commémorant cet épisode que les manuels d’histoire japonais passent sous silence.

The statue symbolizes the Korean women made wartime sex slaves by Japan.

Source: Japan Is Demanding the Removal of a Controversial Statue in the South Korean Capital Seoul

Un geste de bonté: les enfants japonais adoptés par les chinois après la seconde guerre mondiale.


C’est un article de Japan Today qui offre une vision très différente des relations entre chinois et japonais pendant la seconde guerre mondiale. Comme quoi les relations humaines ont toujours plusieurs facettes.

Lors de la défaite des forces impériales japonaises qui se sont rendues le 15 août 1945, à peu près 1,5 million de familles attirées dans l’état vassal du Manchukuo dans le nord est de la Chine se sont retrouvées livrées à elles-même et, beaucoup se sont suicidées ou sont mortes de faim.. Ces japonais étaient des agresseurs imposés à la population locale mais je n’avais jamais entendu parler des enfants japonais adoptés par des familles chinoises.

“Public opinion at the time was rather strong against raising a Japanese child and our relatives also opposed it, but my mother insisted on doing so,” [he said].

Certaines femmes ont donc adopté les enfants de leurs agresseurs en leur donnant un nom chinois malgré l’opposition de leurs familles et de l’opinion publique. Les chiffres confirmés par Tokyo sont d’un peu plus de  2.800 enfants.

« One woman, Sun Zhenqin, volunteered to be his guardian and soon gave her scrawny charge a new name, “Lai Fu” (good luck coming). » il faut avoir une sacré dose de bonté pour adopter un enfant japonais après la guerre et l’apppeler « chance » je trouve.

Certains sont rentrés au Japon après la « normalisation » des relations entre les deux pays pour trouver des tombes à leurs noms, d’autres sont restés.

Japan Today est un journal japonais en anglais et je trouve cet article intéressant (surtout la fin que le vous laisse lire sur leur site) car on a souvent tendance à monter en épingle chaque problème entre ces deux pays au lieu de parler des actes de bonté qui ont pu avoir lieu pendant la guerre et qui restent également dans l’esprit de certains japonais.

http://www.japantoday.com/category/national/view/children-of-the-aggressors-japanese-war-babies-adopted-by-china