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Louer chez l’habitant au Japon: le point sur la nouvelle minpaku law


Les particuliers ayant obtenu le précieux sésame afin de louer leur habitation ont affiché à l’extérieur un certificat.  

Les changements pour les loueurs: Le maximum est de 180 jours par an.

Selon les municipalités les particuliers qui souhaitent ouvrir un minpaku doivent obéir à des exigences particulières. Cela peut aller du fait de prévenir par écrit ou en personne les résidents du quartier (Shibuya, Tokyo), de distribuer un document contenant leur nom, adresse et téléphone à contacter en cas d’urgence à tous les résidents vivant à 10m du logement loué (Minato, Tokyo), jusqu’à l’obligation de confirmer l’identité des locataires en personne par Skype par ex (Gifu) voire même d’organiser des rencontres avec les résidents habitant à 15m de leur location avant de commencer à travailler. 

L’opposition de certains résidents est bien sûr en grande partie liée à la conduite de certains locataires qui ont pu se montrer bruyants ou ne pas respecter les règles assez compliquées concernant les déchets mais également à des cas où le locataire a utilisé une location pour faire du trafic de drogue comme en Janvier de cette année où un canadien a été arrêté à Shinagawa, Tokyo. De nombreux locataires ne faisaient que récupérer une clef dans une boite sans rencontrer le loueur ce qui était très pratique mais ne permettait pas de vérifier qui habitait vraiment dans l’appartement.

Les changements pour les locataires: Avec la nouvelle loi il sera possible de récupérer des clefs dans des convenience stores,. FamilyMart a déjà installé des casiers dans un de ses magasins à Shinjuku. Les locataires pourront les récupérer en utilisant une tablette afin de confirmer leur identité grâce à un logiciel de reconnaissance faciale et en scannant leur passeport. 150 Family Mart seront équipé d’ici à février 2019 à Tokyo et Osaka.

Selon une enquête du Yomiuri Shimbun  58 municipalités ont déclarées avoir reçu des plaintes de résidents. On compte 11,282 plaintes reçues de 2015 à 2017.

Les minpaku répondent également à un besoin, celui d’accueillir les touristes c’est pourquoi les règles doivent rester souples. Le gouvernement japonais espère augmenter le nombre de touristes et passer de 28,69 millions en 2017 à 40 million en 2020.  

sources: http://the-japan-news.com/news/article/0004515236

http://the-japan-news.com/news/article/0004515155

Tatoueur au Japon … ce n’est plus de l’art mais de la médecine


Selon une décision d’une cour de justice d’Osaka, tatouer n’est pas un art mais une procédure médicale. Les tatoueurs sont donc dans l’exercice illégal de la médecine.

 tatouer est donc maintenant un acte médical au Japon.

Un tatoueur japonais Masuda Taiki a fait appel d’une condamnation à 300 000 yen d’amende reçue pour avoir eu un salon de tatouage sans posséder de licence pour exercer la médecine. Sa demande de requalifier l’exercice du métier de tatoueur en exercice d’une expression artistique a échouée.

Je pense que peu de personnes le savent mais depuis 2001 l’exercice de la profession de tatoueur est devenue un acte médical puisque les aiguilles percent la peau du client (maintenant devenu « patient »). Percer les oreilles, le nez ou la peau pour des piercings par contre ne requière pas un diplôme.  Donc légalement seuls des professionnels ayant une formation médicale peuvent tatouer au Japon.

Comme le gouvernement japonais ne délivre pas des licences pour tatouer, la profession est donc devenue illégale… sauf si ce sont également des médecins ce qui est quand même assez improbable.

Masuda fait donc partie des artistes tatoueurs d’Osaka qui ont subi des descentes de police en 2015.  La cour de justice a quand même diminué son amende qui est passée à 15000 yen mais que va-t-il se passer pour les quelques 3000 artistes qui travaillent au Japon ? Masuda espère persuader le gouvernement japonais de mettre en place un système de licence qui permettrait aux artistes tatoueurs d’exercer en suivant des règles d’hygiène et de bonne conduite comme c’est le cas dans d’autres pays au lieu de devoir se réfugier dans la clandestinité.

 

Les étrangers qui veulent aller au Japon doivent le savoir, c’est très compliqué d’accéder a des onsens, des sentos ou même des clubs de sport avec des tatouages même tout petits. Selon ce sondage réalisé plus d’un tiers de japonaises et 2/3 de japonais ne souhaitent pas avoir de voisin tatoué lorsqu’ils sont dans un onsen ou une piscine. Seulement 24% des japonaises et 12% des japonais accepteraient quelqu’un de tatoué si le tatouage était couvert par un pansement.

On trouve déjà au Japon des pansements pour couvrir les tatouages sous le nom de « tattoo cover sheets » ici 18 euros pour 8 feuilles, ces pansements résistent à l’eau.

Tattoo Cover Sheets image de Japan Trend Shop

Cet été je suis allée dans 2 hôtels qui avaient des onsens, l’un ayant un grand onsen partagé affichait clairement une interdiction des tatouages, l’autre avait deux petitss bains qu’on privatisait le temps du bain donc là j’aurais pu avoir un tatouage.

Personnellement même si j’ai eu envie d’avoir un tatouage depuis longtemps le fait de profiter des bains japonais l’a toujours emporté ^^.

source:https://en.rocketnews24.com/2017/09/29/japanese-requirement-for-tattoo-artists-to-have-medical-licenses-may-be-nail-in-industrys-coffin/