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Le Japon un monde sans méfiance ni contrôle!


Quand je parle du Japon j’ai parfois l’impression qu’on me regarde un peu en coin en pensant « elle exagère » « ce n’est pas aussi bien que ça » ou « mais pourquoi elle va ENCORE au Japon? ». Enfin c’est un article du Monde.fr qui tente d’expliquer cette confiance qu’on ressent au Japon, quand les femmes posent leur sac à main sur une chaise et partent à l’autre bout du Starbucks prendre un café et reviennent .. et QUE LEUR SAC EST TOUJOURS LA !!! ou que l’on vous cours après, comme ça m’est arrivé à Kyoto, avec un porte monnaie rempli de billets de 10.000 yen qu’on pense vous appartenir.

Donc je vous conseille fortement cet article http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/11/06/bienvenue-dans-le-monde-sans-mefiance-ni-controle-au-japon_4519748_1698637.html#xtor=AL-32280270%20

Ce monde sans vol (ou disons presque sans vol car pour être honnête quand on lit les articles de Japan Today on en trouve ) où on entre facilement dans un magasin sans voir aucun vigile et parfois même on peut rester plusieurs minute avant qu’une personne âgée ne vienne tout tranquillement s’occuper de vous, un peu comme si quelqu’un de la famille était entré et qu’on pouvait le laisser regarder à son aise sans craindre qu’il ne parte avec un article. Bref ce monde sans méfiance a également des avantages dans la vie des entreprises:

« En effet, on contrôle car on n’a pas confiance. Avec toutes les lenteurs, procédures, tracasseries… et coûts cachés pour payer les contrôleurs… ainsi que les énergies pour les contourner. Mais si on n’a pas de méfiance vis-à-vis de l’autre, on n’a pas besoin de le contrôler. « 

Pas besoin de portiques très haut, au Japon vous pouvez facilement enjamber le portique mais … personne ne le fait JAMAIS. En 20 fois au Japon je n’ai jamais vu quelqu’un enjamber un portique, à Paris ça m’arrive tous les jours quelque soit la hauteur des barrières. Au Japon quelques touristes qui viennent de payer plusieurs centaines d’€ pour leur billet vous racontent une combine pour acheter des billets enfants donc nous apportons notre triche avec nous… tout ça pour économiser peut-être un dizaine d’€ ce que les japonais ne comprennent pas (je ne vous conseille pas car une fois la gentillesse passée les sanctions existent).

Quel est le prix de la confiance? Dans une société où les gens se regardent avec bonté (chez nous la journée de la gentillesse c’est un seul jour par an au Japon on dirait que c’est tous les jours et ça fait un bien fou).

Une fois l’article du Monde.fr lu, prenez un billet d’avion et allez découvrir la gentillesse des japonais, laissez votre sac sur la table pour prendre votre boisson, remerciez une personne qui vous ramasse un objet tombé par terre et tombez amoureux du Japon… moi c’est déjà fait!

 

Corée: la beauté comme arme d’ascension sociale!


Encore un article très intéressant de LeMonde.fr par Lili Barbery-Coulon

« La nuit vient de tomber dans le quartier commerçant de Myeong-dong à Séoul. A peine sorties du bureau, les Coréennes se dirigent d’un pas décidé vers le métro. Mais avant de rejoindre leur domicile, un ravitaillement s’impose dans ces rues éclairées de néons multicolores. Des courses d’un genre inhabituel puisqu’il ne s’agit ni de nourriture ni de produits pour la maison.

Ici, en fin de journée, les femmes ont d’autres préoccupations : s’occuper de leur peau et faire le plein de tout ce qui pourrait l’embellir. Masques en tissu imbibé promettant un coup d’éclat immédiat, gels hydratants à garder toute la nuit pour remettre son épiderme à neuf, brumes miraculeuses, sérums ou fonds de teint correcteurs…

Les options ne manquent pas dans les rues de Myeong-dong [quartier très commerçant de Séoul aux ruelles remplies de boutiques vendant vernis et crèmes de beauté]. Les enseignes consacrées au soin de la peau, au maquillage ou aux cheveux colonisent chaque pâté de maisons. Les vendeuses rabatteuses postées à l’entrée de chaque magasin se chargent de vanter les bénéfices des derniers arrivages cosmétiques [hélant] les passants [surtout en japonais d’ailleurs les touristes japonaises étant très nombreuses]. De l’esthétique laborantine à la régression rose bonbon, de l’alternative bio aux soins issus de la pharmacopée traditionnelle, il y en a pour tous les goûts.

De quoi rassasier  l’appétit frénétique des Coréennes qui dévalisent quotidiennement ces boutiques jusqu’à 23 heures. Car, en Corée du Sud, on ne plaisante pas avec son apparence. Etre belle n’est pas une simple coquetterie. C’est aussi une arme d’ascension sociale.

Dans le métro ou dans la rue, impossible de croiser une femme le visage nu et la mèche négligée. « Je ne pourrais jamais sortir de chez moi sans maquillage, avoue une jeune cadre de 28 ans, horrifiée. Le regard des autres est très important. Il faut présenter le meilleur de soi-même pour ne pas se faire remarquer, ni se sentir exclue. Ici, on n’existe pas individuellement. On ne se sent protégé qu’à l’intérieur du groupe. »

Eduquées à la beauté dès le berceau, les Coréennes n’ont pas d’autre choix que de viser la perfection esthétique, pour le plus grand bonheur des industriels de la cosmétologie. « La structure de la société coréenne est fondée sur les valeurs du confucianisme, qui imprègnent tous les tissus des relations, explique Jung Ae Descamps, experte freelance de la beauté en Asie pour le cabinet de tendances NellyRodi. Cette doctrine à la fois morale et sociale, dont on peut comparer l’influence à celle du christianisme en Occident, consiste pour une femme à respecter une hiérarchie pyramidale au sein de la famille et à atteindrele degré de perfection le plus élevé. »

De la même manière qu’on apprend aux cadets à respecter leurs frères aînés, on enseigne aux filles le devoir d’être belle pour réussir leur vie, trouver un travail et un mari. Pas question de s’ accepter telle que l’on est ni de faire des ses défauts une force : les critères coréens de beauté sont scrupuleusement définis et placardés sur les murs de Séoul. Partout, sur les écrans perchés en haut des gratte-ciel, dans les couloirs du métro, au coin de chaque rue, les mêmes visages juvéniles et souriants rappellent aux femmes à quoi elles doivent ressembler .

Le teint doit rester pâle, aussi nacré qu’une porcelaine délicate. Le front subtilement bombé. Les yeux fournis en cils recourbés et leur forme pas entièrement bridée. Le nez fin, ni trop court, ni aplati et surtout pas relevé. La bouche, toujours en coeur. Les pommettes hautes et le menton pointu afin que le bas du visage ressemble à un V. Quant aux cheveux, ils ne sont pas noirs mais légèrement décolorés dans des tons bruns, jugés plus doux pour le teint. Une perfection peu compatible avec la morphologie naturelle des Coréennes, au visage rond et aux yeux bridés.

Pourtant, l’idéal de beauté n’a pas toujours été aussi radical. Lorsqu’on se penche sur les publicités du plus grand groupe de beauté coréen, Amore Pacific, depuis sa création en 1945, on s’aperçoit que le fantasme actuel de visage mince et de doubles paupières est très récent. Dans les années 1960, 1970 et même au cours de la décennie 1980, on trouve encore des mannequins asiatiques aux yeux bridés et aux mentons arrondis.

Aujourd’hui, obsédées par l’idée de montrer la meilleure image possible d’elles-mêmes, les femmes du pays du Matin-Calme ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leur objectif esthétique. « C’est le pays de la folie éducative et de l’excellence, précise Isabelle Sancho, directrice du centre de recherches sur la Corée à Paris . Il y a une concurrence très forte entre les individus de la classe moyenne qui est devenue la plus vaste avec le développement économique. Ils veulent tous se distinguer pour mieux réussir que le voisin. Ainsi, on investit dans des cours du soir pour garantir  l’entrée à l’université de ses enfants comme on offre à sa fille une opération de chirurgie esthétique pour ses 18 ans. Le débridage des yeux s’est tellement banalisé qu’il n’est même plus considéré comme un acte chirurgical. C’est l’orthodontie des Asiatiques ! »

Ainsi à Séoul, 20 % des femmes âgées de 19 à 49 ans ont-elles déjà subi une intervention chirurgicale. D’autant que les parents, issus d’une génération marquée par la guerre de Corée (1950-1953), se sentent parfois coupables de ne pas avoir transmis le meilleur à leur progéniture. Pour conjurer  le sort qui leur a donné des enfants au physique jugé disgracieux, ils financent les opérations de chirurgie esthétiques de leurs adolescentes, contraintes d’être les plus belles pour honorer , à leur tour, l’effort de leurs parents. De fait, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser dans la rue des jeunes femmes avec des pansements sur le nez ou un masque de soutien autour des mâchoires, signe d’une opération récente de rabotage du menton.

« Avoir recours à une intervention esthétique n’est pas tabou à Séoul, indique Florence Bernardin, fondatrice de la société Information Inspiration qui décrypte les tendances asiatiques pour les grands groupes de beauté occidentaux. Il n’y a pas de péché d’orgueil car on sait que les femmes les plus belles accéderont aux postes les plus importants. » Valorisée par des émissions de télévision dans l’esprit de « Relooking extrême » (diffusée en France sur la chaîne W9), mais aussi par les célébrités, toutes refaites, issues des séries télévisées locales ou des nombreux girls bands de la musique K-pop, la chirurgie est un objet de grande fierté à Séoul.

Dans le quartier chic d’Apgujeong-dong où les cliniques sont installées les unes à côté des autres, comme s’il s’agissait de magasins classiques, on s’arrête l’air rêveur devant les transformations avant – après affichées en vitrine. Reconnus pour leur précision, les chirurgiens coréens, dont certains ont leur photographie dans le métro, attirent même des Chinoises qui viennent à Séoul pour se faire métamorphoser le visage le temps d’un week-end .

Evidemment, on n’hésite pas non plus à faire appel aux injections de comblement pour parfaire son visage : dans le front et dans les joues pour gagner en relief tridimensionnel. Mais aussi dans la poche lacrymale, sous les yeux, ce qui crée un léger bourrelet au ras des cils inférieurs, que les Coréennes surlignent d’un trait de crayon argenté ou doré. Convaincues que cette injection les rajeunit, elles sont nombreuses à arborer ce regard artificiel que n’importe quelle femme occidentale qualifierait de « boursouflé ».

 

Boutiques multimarques, bio ou régressive, l'offre est à l'image de la frénésie d'achat des Coréennes, aussi adeptes du diagnostic de peau personnalisé.  j’ai gardé cette image là parce que j’adooore Etude House. Effectivement c’est très kawaii. Ensuite est ce que c’est régressif???
 Camille de Laurens pour M le magazine du Monde

 INSTRUMENT D’ALIÉNATION

« Le modèle actuel se nourrit de plusieurs phénomènes de société, analyse Isabelle Sancho. La démocratisation de la chirurgie esthétique, mais aussi l’uniformisation du modèle véhiculé par les médias. Dans les séries télévisées, [dans les dramas] au cinéma, toutes les actrices se ressemblent ». Et si elles ne cherchent pas à occidentaliser complètement leur visage, les Coréennes semblent encore marquées par un complexe d’infériorité.

« Quand j’étais enfant, je ne jouais qu’avec des poupées Barbie, se souvient Emily, une Séoulienne de 25 ans. J’avais des poupées asiatiques, mais je les trouvais laides. Sans doute parce que les exemples de réussite sociale de mes parents se trouvaient aux Etats-Unis. Nous étions un pays pauvre et les richesses de l’Occident les faisaient rêver. C’est difficile de construire une image positive de soi lorsque l’on n’a pas de modèle local. » Cependant, la jeune femme parfaitement maquillée, qui a le privilège d’avoir été gâtée par la nature et non par le scalpel, ne voit pas la beauté comme un instrument d’aliénation.

Bien au contraire : « Petite, j’ai beaucoup souffert de la discrimination envers les femmes, poursuit-elle. Je savais qu’il fallait que je sois meilleure que les garçons pour m’en sortir. Même mon père était agacé que je sois dans une école de filles de meilleur niveau que celle de mon frère. Aujourd’hui, être belle me permet de prendre ma revanche. C’est un pouvoir supplémentaire pour obtenir ce que je veux. » De quoi renverser  le rapport de force avec les hommes? Pas encore. Les hommes, qui passent deux ans au service militaire au moment où les femmes accèdent à leur premier emploi, se sentiraient de plus en plus menacés par la compétition avec elles et font désormais eux aussi appel à la chirurgie. Résultat, le marché coréen de la cosmétique masculine est l’un des plus lucratifs au monde.

Les Coréennes sont encore peu nombreuses à avoir les moyens ou la volonté nécessaires pour aller jusqu’au bout d’une métamorphose. « Si on a le physique ingrat, la moindre des choses est d’avoir  une peau impeccable, de beaux cheveux et une silhouette menue », indique une étudiante un peu embarrassée, devant une parfumerie. Pour y parvenir, leur rituel de beauté quotidien multiplie les étapes, jusqu’à la maniaquerie.

« Oh, je n’utilise pas beaucoup de produits pour mon visage le matin, dit fièrement Liah Yoo, 24 ans, dans sa chambre envahie par des centaines de boîtes remplies de fards et de fonds de teint en tout genre. Seulement cinq produits : une mousse pour me démaquiller, un pré-sérum qui va amplifier  l’activité du reste de mes soins pour le visage, une lotion tonique, une émulsion hydratante et une crème solaire SPF50. »

Lorsqu’on lui apprend que les Françaises se contentent d’appliquer, en moyenne, une crème hydratante le matin, que toutes ne se démaquillent pas tous les jours et qu’elles aiment bronzer sur les terrasses des cafés, elle semble profondément écoeurée.

« Ça vous semble beaucoup, mais j’ai nettement réduit les étapes de mon rituel. Avant, j’utilisais jusqu’à neuf produits le matin », ajoute-t-elle. « Elles ont la routine beauté la plus sophistiquée du monde », confirme Florence Bernardin. Le nettoyage se fait souvent en deux phases, d’abord avec une huile, puis avec une mousse. Et ce, matin et soir. Ensuite, elles utilisent un pré-sérum, puis un sérum, suivi d’une émulsion lactée, d’un contour des yeux et d’une crème hydratante. Certaines ajoutent même un post-sérum, censé révéler l’éclat du teint. Enfin, l’indispensable crème solaire pour ne pas risquer de bronzer. D’après une étude Kantar Worldpanel menée en 2009, les Coréennes utiliseraient cinq produits en moyenne pour la peau chaque matin, et cinq autres pour le maquillage.

Cependant, quand on fait remarquer aux professionnels coréens de la beauté que de nombreux épidermes dans les rues de Séoul semblent souffrir d’une acné sévère, un seul coupable est désigné : le stress généré par la compétitivité.

PRODUIT HYBRIDE

Consommatrices compulsives de cosmétiques, les Coréennes sont aussi les plus exigeantes en matière de résultat. Une aubaine pour l’industrie de la beauté, qui ne cesse de leur proposer des solutions – qui pourraient bien intéresser le reste de la planète dans les années à venir.

[je pense que cela nous intéresse déjà vu l’engouement grandissant pour les produits de beauté coréens] C’est pour elles qu’on a inventé la fameuse BB Cream, cette crème à tout faire, lancée à Séoul en 2006, pour réduire l’apparence des rougeurs post-chirurgicales, embellir le teint sans le masquer, hydrater la peau et la protéger du soleil. Une petite révolution qui a largement dépassé les frontières de la Corée du Sud puisque sa formule a été adaptée et déclinée dans le monde entier par toutes les marques ces cinq dernières années.

« Le marché coréen est aussi réactif que dynamique, souligne Florence Bernardin. On ose ici des lancements en petite quantité, parfois sur des durées très courtes. Si le succès prend, alors on démultiplie l’offre. » Parmi les groupes les plus innovants, le coréen Amore Pacific investit dans la recherche et le développement un plus grand pourcentage de son chiffre d’affaires annuel que le groupe américain Estée Lauder ou encore le japonais Shiseido. A la tête d’une trentaine de marques, dont une vingtaine consacrées à la beauté (parmi lesquelles les parfums Lolita Lempicka et l’enseigne Annick Goutal), le géant coréen a les moyens de diffuser ses inventions. Ainsi, en 2008, observant le succès de la BB Cream, son laboratoire met au point une forme inédite de fond de teint.

« Les femmes passent déjà beaucoup de temps dans leur salle de bains le matin et le soir, raconte Lee Eun-im, vice-présidente senior de la division maquillage pour le groupe. Dans la journée, elles se plaignaient d’avoir les mains sales lorsqu’elles devaient réappliquer leurs crèmes teintées ou leur fond de teint. Bien sûr, il existait les fonds de teint compacts mais ils étaient trop secs ou trop épais pour être étalés facilement. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de lancer les Cushions, une émulsion teintée encapsulée dans une éponge en polyuréthanne. » Ces écrins ronds reprennent l’idée de l’éponge d’écolier qui restait humide, une fois enfermée dans sa boîte. Et celle des tampons encreurs capables  d’imprimer  la couleur et de sécher en quelques secondes.

Dans les rues de Séoul, elles sont nombreuses à se remaquiller avec ce produit hybride : elles prélèvent un peu de matière en appuyant sur l’éponge gorgée d’eau pigmentée, à l’aide d’un applicateur. On pourrait croire à un nouveau gadget, mais les maniaques du fond de teint reconnaissent le caractère novateur de la formule. Du coup, Amore Pacific a décliné sa pépite, avec quelques nuances, pour chacune de ses marques. Protégés par une vingtaine de brevets, les Cushions n’ont pas encore été copiés en Europe. Mais il y a fort à parier qu’ils finiront par débarquer sur les comptoirs des parfumeries françaises.

En effet, observées à longueur d’année par les étrangers, les Coréennes donnent désormais le « la » de la création mondiale. Et personne ne s’en cache : « Le marché coréen est pour nous une source intarissable d’inspiration, avoue Cyril Chapuy, directeur général international de L’ Oréal Paris. En 2013, nous avons d’ailleurs lancé une gamme complète qui reprend les protocoles asiatiques. »

RÉPONSES PERSONNALISÉES

Reste à savoir si les Européennes ressentiront un jour le besoin d’utiliser autant de produits. « Les consommatrices européennes n’ont évidemment pas les mêmes habitudes que les Coréennes, répond Cyril Chapuy. Mais les attentes tendent à s’aligner notamment sur des produits « intelligents » qui changent l’apparence et offrent une expérience inédite. » Après la BB Cream, la marque s’apprête à lancer en janvier une crème-huile anti-âge (Age Perfect) inspirée de la gestuelle des massages asiatiques. Une texture surprenante qui se casse en huile au contact des doigts et laisse un film protecteur en surface.

« Les textures coréennes sont très inspirantes car elles doivent concentrer  le maximum de principes actifs sans boulocher pendant les séances d’auto-massage quotidien », ajoute Florence Bernardin qui parie sur l’arrivée proche des sleeping packs, des eaux gélifiées qu’on garde toute la nuit pour réhydrater l’épiderme.  […]

 De laboratoire, le pays et ses grandes marques de cosmétiques pourraient passer à l’étape suivante et venir défier des grands groupes occidentaux dans les vingt ans à venir « 

 http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/11/08/la-beaute-fait-son-marche-en-coree_3509607_1616923.html

Nakazawa Keiji, l’auteur de Gen d’Hiroshima s’est éteint


Nakazawa Keiji qui était l’auteur de Gen d’Hiroshima (はだしのゲン-hadashi no Gen- Gen aux pieds nus dans son titre original). Un manga autobiographique sur la guerre et la bombe atomique est décédé le 19 décembre 2012.

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Ce manga décrit la vie de la famille Nakaoka à Hiroshima quelques jours avant puis après le bombardement  atomique du 6 août 1945 en s’inspirant de sa vie puisque Nakazawa Keiji avait 16 ans à l’époque. Lorsque les Américains larguent la 1ère bombe atomique sur Hiroshima faisant 140 000 morts, son père son frère et ses soeurs mourront. Sa mère irradiée mourra vingt ans plus tard.

Un article du Monde.fr rappelle que son oeuvre est considérée comme un témoignage historique sur Hiroshima mais également sur la société japonaise pendant et après la guerre.  » il interroge aussi sur la responsabilité du Japon, montrant comment lui et sa famille étaient persécutés, traités « d’anti-citoyens » parce que son père était opposé à la guerre. »

Ce que ne mentionne pas Le Monde c’est que s’il critique vivement l’impérialisme et l’aveuglement des militaires, des entreprises et de l’empereur qui ont conduit à la guerre, il s’attaque également à l’occupation américaine : étudiant comme des cobayes les victimes de la bombe, censurant les informations au sujet des conséquences de l’explosion…

Nakazawa souhaitaient que les jeunes lisent Gen d’Hiroshima « et qu’ils réfléchissent à l’horreur de la guerre et de la bombe atomique »

« Les armes atomiques sont effrayantes, je dois absolument faire tout mon possible pour que la terre en soit débarrassée », insistait-il.

  

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 son oeuvre avait également été adaptée en animé.

source : http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/12/25/mort-de-l-auteur-du-manga-gen-d-hiroshima-sur-la-bombe-a_1810121_1492975.html

Sugru la pâte qui répare presque tout (Le Monde.fr)


Ce n’est pas japonais mais je vous en parle quand même parceque cette petite pâte peut vous permettre de réparer les objets du quotidien et de lutter contre l’obsolescence programmée des objets qui nous entourent (et qu’on jette au lieu de les faire réparer, ou de les réparer nous-même d’ailleurs parceque c’est trop cher).

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2012/10/17/sugru-la-pate-qui-repare-presque-tout/#xtor=AL-32280270%20

Et c’est une fille qui a cette idée, comme quoi les inventeurs au féminin ça existe.  Jane ní Dhulchaointigh est une jeune eco-designeuse irlandaise qui a inventé une composition à base de sciure de bois, de poussière et de silicone en 2003. Après 6 années passées à perfectionner son invention, Sugru (un terme gaélique qui veut dire « jeu »), est selon l’article « à mi-chemin entre la patafix, la pâte fimo et le kit du plombier ». Il s’utilise sur tout type de surfaces, durcit à température ambiante et devient ultra-résistant (il passe à la machine et ne craint pas la chaleur).

 On peut par exemple réparer des câbles d’ordinateur et de téléphone portable avec cette pâte.

Pour la trouver: on peut la commander sur ce site https://sugru.com/buy (en multi couleurs ou en noir et blanc if you please) en paquets de 3X5gr (pour les cadeaux et les hésitants selon le site) ou 3X20gr…

8X5gr en couleurs pour 12,65€

Regardez la vidéo (qui donne un sens différent au mot « hacker », en fait on est tous des hackers dans le sens de « bidouilleurs).

Je trouve ça génial, je pense en offrir pour mes prochains cadeaux d’anniversaire! Et vous? conquis ?

Tolkien: l’anneau de la discorde.Son oeuvre lui échappe-t-elle?


Un très intéressant article du Monde.fr  sur l’oeuvre de Tolkien , sa défense par son fils Christopher à qui Tolkien racontait la création de ses mondes avant de s’endormir (franchement j’aurais adoré être bercée par des histoires de trolls, de dragons et de magiciens quand j’étais petite), et la naissance d’histoires parallèles déroulant des films.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/07/05/tolkien-l-anneau-de-la-discorde_1729858_3246.html

Perso j’avais trouvé le Silmarillon ennuyeux mais comme je l’ai lu en 3e c’était peut être un peu tôt et je le relirai sans doute et j’ai découvert dans cet article une de ses oeuvres posthumes, les Enfants de Hùrin, dont je n’avais jamais entendu parler.

« Le divorce est systématiquement réactivé par les films. « Tolkien est devenu un monstre, dévoré par sa popularité et absorbé par l’absurdité de l’époque, observe tristement Christopher Tolkien. Le fossé qui s’est creusé entre la beauté, le sérieux de l’oeuvre, et ce qu’elle est devenue, tout cela me dépasse. Un tel degré de commercialisation réduit à rien la portée esthétique et philosophique de cette création. Il ne me reste qu’une seule solution : tourner la tête. »

C’est vrai que dans l’oeuvre de Tolkien il n’y a aucune place pour les femmes.

D’ailleurs on l’avait toujours présenté comme un vieux garçon dans les livres que j’avais lu et je ne savais même pas qu’il avait un fils.

Donc pour les filles à part Arwen (que le film présente comme celle qui a sauvé Frodon des Nazgùls alors que dans le livre il est clairement indiqué que c’est le cheval Asfaloth prêté par un seigneur elfe qui l’emmène jusqu’à la rivière) et surtout Eowyn qui s’habille en homme et finit par tuer le roi des nazgûls (le roi sorcier de Angmar) il n’y a pas grand monde comme modèle pour nous les filles.

En plus j’ai toujours trouvé la partie avec Eowyn douce amère car elle est amoureuse de Aragorn même si elle recontre Faramir après avoir été blessée et lui aussi.La rencontre entre les deux n’est pas vraiment pleine de joie… mais bon Tolkien est difficilement reconnu pour être le peintre de la joie de vivre!  

Donc comme dans les films américains il faut caser des femmes et des minorités ils risquent d’adapter jusqu’à la modification grossière. Sinon, dans l’article, le fils de Tolkien dit qu’il pourrait faire un livre rien qu’avec les propositions aberrantes qu’on lui a faites pour utiliser l’oeuvre de son père et ce serait assez amusant!