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Le VERT par Michel pastoureau


C’est Noël avant l’heure Michel Pastoureau a sorti un nouveau livre sur la couleur et c’est le vert (je ne pensais pas que tant de gens le citait comme leur couleur préférée).

Allez une petit photo même si ça fait groupie, bon groupie d’un historien ça passe!

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Image Vert. Histoire d’une couleur, de Michel Pastoureau, Seuil, 240 p., 39 €.

petit extrait d’une interview http://www.lefigaro.fr/livres/2013/11/13/03005-20131113ARTFIG00526-michel-pastoureau-voit-la-vie-en-vert.php

Il s’en est fallu de peu que le drapeau français ne soit entièrement vert. Racontez-nous.

Le 12 juillet 1789, Camille Desmoulins, qui haranguait la foule, cueille une feuille de tilleul, symbole de liberté, comme la couleur verte. C’est la première cocarde révolutionnaire. Mais les insurgés apprennent que le vert est la couleur de la livrée du comte d’Artois, futur Charles X, l’homme le plus réactionnaire de France. La co­carde verte est aussitôt abandonnée et remplacée un peu plus tard par la tricolore!

Plus de références dans l’interview sachant que selon les pays les associations liées aux couleurs sont différentes bien sûr, le vert des leprechaun ou le vert couleur des fées par exemple.

Violences et crimes du Japon en guerre


Un post un peu moins frivole que d’habitude pour vous signaler un livre très intéressant que je suis en train de dévorer: Violences et Crimes du Japon en Guerre 1937-1945 de Jean-Louis Margolin chez Hachette Litteratures.

Ce livre est en train de me faire réaliser qu’avec Hiroshima et Nagasaki le Japon d’après guerre a tout de suite été perçu comme une victime par un certain nombre d’occidentaux fans du Japon ce qui leur/nous a fait négliger d’autres aspects de la guerre notamment le sort des populations asiatiques ( le sort des chinois, le viol de Nankin, les « femmes de réconfort » la prostitution organisée en Corée du Sud).

Les films se sont concentrés sur les POW (prisoners of war/ prisonniers de guerre) australiens ou américains blancs, voir Le Pont de la Rivière Kwai, et on a laissé de côté les prisonniers asiatiques beaucoup moins bien traités.

Je n’ai pas encore fini de le lire mais j’ai aussi été intéressée par l’organisation de la violence à l’intérieur de l’armée avec de nombreux tabassages de soldats par leurs pairs sans raison ce qui les rendait aussi plus facilement bourreaux d’autres personnages (comme les civils chinois) ou le fait que la société s’est très peu révoltée contre un embrigadement de la société et une propagande dispensée à tous les niveaux.

La vision du Japon libérateur de l’Asie à l’époque est bien évoquée et c’est vraiment une étude très solide.

Jean-Louis Margolin est maître de conférences en histoire à l’université de Provence et directeur adjoint pour la recherche sur le Sud-Est asiatique. C’est un spécialiste de l’Asie au XXe siècle.

Je vous le recommande… ce n’est pas un manga qu’on lit dans le métro mais pour tout ceux qui adoooooorent le Japon c’est aussi un point vu à connaître qui explique je pense pas mal de choses sur les relations du japon avec les autres pays d’Asie de nos jours ou même la société vue comme un bloc (le clou qui dépasse).