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Le Japon a toujours du mal à reconnaître l’existence des « femmes de réconfort » – la statue qui dérange.


Le terme « femme de réconfort » cache l’esclavage sexuel, entre autres, des coréennes pendant la 2de guerre mondiale. C’est une des causes de tensions entre le gouvernement japonais et les pays de la région, le gouvernement japonais s’opposant à toute érection de statue ou de monument commémorant cet épisode que les manuels d’histoire japonais passent sous silence.

The statue symbolizes the Korean women made wartime sex slaves by Japan.

Source: Japan Is Demanding the Removal of a Controversial Statue in the South Korean Capital Seoul

Voyage au Japon : suggestion d’itinéraire(s)


Hello,

Je réponds à certaines questions posées sur le déroulement d’un voyage au Japon. C’est un voyage que j’ai effectué en juillet 2012. J’ai traversé le Japon d’est en ouest pour terminer par la Corée du sud (Tokyo- Kyoto- Kochi – Hakata – Busan – Séoul)

le but : aller en Corée du Sud depuis le Japon et assister au festival de Kochi sur l’île de Shikoku.

-départ 18 juillet 2012 Paris Tokyo: Tokyo 6 jours

=> 6 jours pour Tokyo c’est un minimum. Je privilégie toujours Kyoto mais Tokyo reste une ville magique.

Mon conseil: Pour voir le Tokyo insolite repérez à l’avance certains endroits plus difficiles à trouver comme les neko café (café des chats), café des lapins, café des chouettes, café des vampires ou tous les bars sur le thème du train. Ils sont parfois assez difficiles à trouver et peu indiqués dans les guides. Imprimez une carte avec l’adresse en japonais pour montrer dans un convenience store, ils ont toujours des cartes du quartier et aident volontiers.

– Tokyo -Kyoto en nozomi : Kyoto 15 jours

=>Le nozomi pour privilégier la vitesse sachant que je prenais le bus de nuit pour une autre partie du parcours.

=> 15 jours à Kyoto ce n’est pas trop (une semaine suffit à peine à gratter la surface et commencer à découvrir la ville).

Mon conseil: A Kyoto privilégiez la marche, c’est la plus belle façon de découvrir la ville. Visitez des quartiers proches et utilisez le pass de bus (500yen) pour aller visiter le Kinkakuji, Ginkakuji et jardins zen. Si vous pouvez y aller en juillet le Gion matsuri, qui est à mon avis le plus beau festival de Kyoto, offre de sublimes occasions de faire des photos. N’oubliez pas les jardins comme celui de Heian shrine et prenez le temps de voir certains sites le soir, certains sites ouvrent exprès le soir en juillet et offrent des sons et lumières.

-Kyoto -Kochi (shikoku) en bus de nuit : Kochi 2 jours

=> en train il y a pas mal de changements donc le bus est assez pratique et le bus de nuit permet de gagner du temps (si on arrive à dormir ce qui n’est pas mon cas) et une nuit d’hôtel même si on doit arriver décalqué le matin.

=> le festival de Kochi est sublime; il mélange danse traditionnelle et groupes plus modernes et l’énergie qui se dégage des danseurs est impressionnante.

Mon conseil: achetez un petit tapis en plastique (style nappe de table), écrivez votre nom et scotchez le sur le sol là où vous souhaitez vous poser, cela marquera votre place? Je suis même partie dans un café me reposer les jambes et à mon retour mon espace était toujours inoccupé. C’est une façon de briser la glace avec vos voisins en offrant un petit espace à une maman pour asseoir son enfant par exemple. Ne ratez pas le marché couvert de Kochi on y mange divinement bien.

-Kochi- Watahama en train: Watahama une nuit

=>Les deux train pris pour aller à Watahama étaient incroyables, très beaux (un train musée des dinosaures et un train anpan man -le personnage de dessin animé) et les vues parfois magnifique (des rizières à flanc de montagne où j’aurais voulu m’arrêter).

=>Watahama une nuit. Ce n’est pas nécessaire vu le nombre de ferry en partance pour Beppu  et mon hôtel était  moche donc prenez votre billet en arrivant. Watahama est une ville portuaire sans grand intérêt.

-Watahama -Beppu en ferry

=> La vue est magnifique. C’est un ferry à l’asiatique c’est à dire que vous n’avez pas de fauteuils partout, vous enlevez vos chaussures avant de vous asseoir sur des espaces recouverts de moquette.Il y a des petits repose têtes pour dormir ou s’adosser. Prenez un bento à manger sur le ferry.

-Beppu – Hakata en train

Hakata: 4 jours

=> j’ai eu un coup de coeur pour Hakata qui est une charmante ville moderne avec en fait peu de temples superbes (venant de Kyoto on devient difficile) mais avec un canal très sympa et une gare complètement géniale. La gare est accolée à un grand magasin (depato) au somment duquel vous trouverez, en plus des  restaurants, une mini rizière et son petit torii.

Mon conseil : allez dans les toilettes de ce grand magasin qui sont hyper chic et décorées un peu comme un musée.

Hakata- Busan en ferry

=> Le ferry est composé de chambres communes (on enlève ses chaussures et on dort par terre, on garde sa valise) chacun a son petit espace. Les japonaises et les coréennes se mettent tout de suite à l’aise -une fois qu’elles ont branché leur portable- (les chambres ne sont pas mixtes) et enlève leur maquillage, mettent un masque pour le visage et papotent, parfois toute la nuit (prévoyez des boules quies).

Le ferry Camelia Line possède un karaoke et surtout un vrai bain japonais donc le soir vous pouvez prendre votre temps pour vous délasser et le matin vous serez tout propre. Il était très stable (je suis malade en voiture mais là j’ai lu et dessiné toute la soirée sans problème)

Busan -Séoul en train. Séoul 1 semaine.

=> J’ai pris un taxi pour aller dans mon hébergement traditionnel et le propriétaire est venu me chercher dans le taxi (la rue était trop petite pour que le taxi monte). Je suis tombée sous le charme de ces petites chambres donnant dans un magnifique jardin. Les taxis parlent peu anglais alors prenez le téléphone de votre hôtel s’il n’est pas très connu (l’hôtel Ibis semblait être la référence de tous les taxis)

=> Séoul est une ville géniale pour se promener à pied, c’est très bien indiqué et on se sent tout de suite en sécurité. Le métro est également très pratique avec la carte achetée sur place (ma carte de Busan fonctionnait aussi à Séoul). Ne manquez pas les différents palais. A noter qu’une fois par mois une sirène annonce un exercice de sécurité il faut se mettre à l’abri…. sauf quand on est une touriste par prévenue ^^

=> Une fois mon amie japonaise arrivée nous avons changé d’hôtel pour un autre quartier.

=> j’étais surprise mais on peut très facilement se faire comprendre en parlant japonais dans les magasins car les japonaises vont souvent à Séoul faire du shopping. Les hôtesses vous suivent partout dans les magasins pour tout vous expliquer ce que je trouve parfois un peu lourd mais le service est excellent.

=> on se plaint souvent de l’humidité au japon en été mais Séoul était bien pire.Il y avait de grosses averses le matin et le soir et l’humidité se faisait plus sentir.

Mon conseil: Achetez un guide japonais Aruco, ils donnent des adresses que je n’aurais jamais trouvées dans mon guide même anglo saxon notamment des restaurants vus dans des dramas, les meilleurs marchés, des adresses de shopping.

Profitez des nouveautés dans les produits de beauté coréens. Les coréennes raffolent des packagings kawaii et achètent en grande quantité, il y a beaucoup de choix surtout dans les vernis, crèmes et autres masques pour le visage/ les pieds/ les doigts.

Retour Séoul- Busan (train), Busan-Hakata (ferry)

Mon conseil: gardez quelques jours de marge au cas où un typhon empêcherait le départ de votre ferry (pour août septembre)

Hakata -Kyoto (une nuit juste pour profiter encore un peu de Kyoto) – Tokyo – départ.

Masques de beauté …. pour vos petits doigts!


Ne me dites pas que vous ignorez encore l’étendue des masques de beauté des marques asiatiques… Après les masques pour le visages, les peelings pour les pieds, voici les masques pour les doigts Help My Finger de la marque Etude House.

Le sachet contient 10 petites poupées imbibées de produit hydratant bien séparées en deux sachets séparés, le pouce de chaque doigt est de couleur bleue sur un côté,  tous les autres sont blancs. C’est relativement facile à mettre et la taille est tout à fait satisfaisante pour une gaijin donc pas de problème de ce côté là.

finger1

Après 10-15mn vous pouvez enlever les poupées et frotter pour faire pénétrer la crème dans la peau. L’odeur est agréable, un peu comme du lait, une odeur très légère (en général les asiatiques n’aiment pas les odeurs trop fortes pour les produits de beauté).

finger3 on voit le vernis à travers ^^ finger2

Vous pouvez facilement les mettre vous-même, même si je n’ai pas parfaitement lissé les bords jusqu’en bas mais comme on doit hydrater les ongles et le pourtour ce n’est pas grave.

Un petit 1/4 d’heure agréable avant un masque, donc à refaire.

Je les ai acheté en Corée mais Etude House est une marque qui se trouve très facilement au Japon et sur internet.

 

Le cushion foundation: votre prochain achat de produit coréen!!!


Je l’ai à peine découvert dans l’article de LeMonde.fr : http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/11/08/la-beaute-fait-son-marche-en-coree_3509607_1616923.html et j’ai fait quelques petites recherches. Voici donc le cushion foundation!

Voici ce que disait LeMonde.fr: « Les femmes passent déjà beaucoup de temps dans leur salle de bains le matin et le soir, raconte Lee Eun-im, vice-présidente senior de la division maquillage pour le groupe. Dans la journée, elles se plaignaient d’avoir les mains sales lorsqu’elles devaient réappliquer leurs crèmes teintées ou leur fond de teint. Bien sûr, il existait les fonds de teint compacts mais ils étaient trop secs ou trop épais pour être étalés facilement. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de lancer les Cushions, une émulsion teintée encapsulée dans une éponge en polyuréthanne. » Ces écrins ronds reprennent l’idée de l’éponge d’écolier qui restait humide, une fois enfermée dans sa boîte. Et celle des tampons encreurs capables  d’imprimer  la couleur et de sécher en quelques secondes. Dans les rues de Séoul, elles sont nombreuses à se remaquiller avec ce produit hybride : elles prélèvent un peu de matière en appuyant sur l’éponge gorgée d’eau pigmentée, à l’aide d’un applicateur. On pourrait croire à un nouveau gadget, mais les maniaques du fond de teint reconnaissent le caractère novateur de la formule. Du coup, Amore Pacific a décliné sa pépite, avec quelques nuances, pour chacune de ses marques. Protégés par une vingtaine de brevets, les Cushions n’ont pas encore été copiés en Europe. Mais il y a fort à parier qu’ils finiront par débarquer sur les comptoirs des parfumeries françaises. »

Si vous tapez « cushion foundation » sur YouTube vous trouverez PLEIN de vidéos mais j’ai choisie celle là d’abord parce qu’elle ne parle pas d’elle pendant 1/4h avant de parler du produit (bon un peu quand même ) et ensuite parce qu’elle montre 5 produits de marques différentes. Un au moins est déjà disponible chez Séphora aux USA!

 Les marques citées: Laneige, HERA, Verite, IOPE, Amorepacific

Corée: la beauté comme arme d’ascension sociale!


Encore un article très intéressant de LeMonde.fr par Lili Barbery-Coulon

« La nuit vient de tomber dans le quartier commerçant de Myeong-dong à Séoul. A peine sorties du bureau, les Coréennes se dirigent d’un pas décidé vers le métro. Mais avant de rejoindre leur domicile, un ravitaillement s’impose dans ces rues éclairées de néons multicolores. Des courses d’un genre inhabituel puisqu’il ne s’agit ni de nourriture ni de produits pour la maison.

Ici, en fin de journée, les femmes ont d’autres préoccupations : s’occuper de leur peau et faire le plein de tout ce qui pourrait l’embellir. Masques en tissu imbibé promettant un coup d’éclat immédiat, gels hydratants à garder toute la nuit pour remettre son épiderme à neuf, brumes miraculeuses, sérums ou fonds de teint correcteurs…

Les options ne manquent pas dans les rues de Myeong-dong [quartier très commerçant de Séoul aux ruelles remplies de boutiques vendant vernis et crèmes de beauté]. Les enseignes consacrées au soin de la peau, au maquillage ou aux cheveux colonisent chaque pâté de maisons. Les vendeuses rabatteuses postées à l’entrée de chaque magasin se chargent de vanter les bénéfices des derniers arrivages cosmétiques [hélant] les passants [surtout en japonais d’ailleurs les touristes japonaises étant très nombreuses]. De l’esthétique laborantine à la régression rose bonbon, de l’alternative bio aux soins issus de la pharmacopée traditionnelle, il y en a pour tous les goûts.

De quoi rassasier  l’appétit frénétique des Coréennes qui dévalisent quotidiennement ces boutiques jusqu’à 23 heures. Car, en Corée du Sud, on ne plaisante pas avec son apparence. Etre belle n’est pas une simple coquetterie. C’est aussi une arme d’ascension sociale.

Dans le métro ou dans la rue, impossible de croiser une femme le visage nu et la mèche négligée. « Je ne pourrais jamais sortir de chez moi sans maquillage, avoue une jeune cadre de 28 ans, horrifiée. Le regard des autres est très important. Il faut présenter le meilleur de soi-même pour ne pas se faire remarquer, ni se sentir exclue. Ici, on n’existe pas individuellement. On ne se sent protégé qu’à l’intérieur du groupe. »

Eduquées à la beauté dès le berceau, les Coréennes n’ont pas d’autre choix que de viser la perfection esthétique, pour le plus grand bonheur des industriels de la cosmétologie. « La structure de la société coréenne est fondée sur les valeurs du confucianisme, qui imprègnent tous les tissus des relations, explique Jung Ae Descamps, experte freelance de la beauté en Asie pour le cabinet de tendances NellyRodi. Cette doctrine à la fois morale et sociale, dont on peut comparer l’influence à celle du christianisme en Occident, consiste pour une femme à respecter une hiérarchie pyramidale au sein de la famille et à atteindrele degré de perfection le plus élevé. »

De la même manière qu’on apprend aux cadets à respecter leurs frères aînés, on enseigne aux filles le devoir d’être belle pour réussir leur vie, trouver un travail et un mari. Pas question de s’ accepter telle que l’on est ni de faire des ses défauts une force : les critères coréens de beauté sont scrupuleusement définis et placardés sur les murs de Séoul. Partout, sur les écrans perchés en haut des gratte-ciel, dans les couloirs du métro, au coin de chaque rue, les mêmes visages juvéniles et souriants rappellent aux femmes à quoi elles doivent ressembler .

Le teint doit rester pâle, aussi nacré qu’une porcelaine délicate. Le front subtilement bombé. Les yeux fournis en cils recourbés et leur forme pas entièrement bridée. Le nez fin, ni trop court, ni aplati et surtout pas relevé. La bouche, toujours en coeur. Les pommettes hautes et le menton pointu afin que le bas du visage ressemble à un V. Quant aux cheveux, ils ne sont pas noirs mais légèrement décolorés dans des tons bruns, jugés plus doux pour le teint. Une perfection peu compatible avec la morphologie naturelle des Coréennes, au visage rond et aux yeux bridés.

Pourtant, l’idéal de beauté n’a pas toujours été aussi radical. Lorsqu’on se penche sur les publicités du plus grand groupe de beauté coréen, Amore Pacific, depuis sa création en 1945, on s’aperçoit que le fantasme actuel de visage mince et de doubles paupières est très récent. Dans les années 1960, 1970 et même au cours de la décennie 1980, on trouve encore des mannequins asiatiques aux yeux bridés et aux mentons arrondis.

Aujourd’hui, obsédées par l’idée de montrer la meilleure image possible d’elles-mêmes, les femmes du pays du Matin-Calme ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leur objectif esthétique. « C’est le pays de la folie éducative et de l’excellence, précise Isabelle Sancho, directrice du centre de recherches sur la Corée à Paris . Il y a une concurrence très forte entre les individus de la classe moyenne qui est devenue la plus vaste avec le développement économique. Ils veulent tous se distinguer pour mieux réussir que le voisin. Ainsi, on investit dans des cours du soir pour garantir  l’entrée à l’université de ses enfants comme on offre à sa fille une opération de chirurgie esthétique pour ses 18 ans. Le débridage des yeux s’est tellement banalisé qu’il n’est même plus considéré comme un acte chirurgical. C’est l’orthodontie des Asiatiques ! »

Ainsi à Séoul, 20 % des femmes âgées de 19 à 49 ans ont-elles déjà subi une intervention chirurgicale. D’autant que les parents, issus d’une génération marquée par la guerre de Corée (1950-1953), se sentent parfois coupables de ne pas avoir transmis le meilleur à leur progéniture. Pour conjurer  le sort qui leur a donné des enfants au physique jugé disgracieux, ils financent les opérations de chirurgie esthétiques de leurs adolescentes, contraintes d’être les plus belles pour honorer , à leur tour, l’effort de leurs parents. De fait, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser dans la rue des jeunes femmes avec des pansements sur le nez ou un masque de soutien autour des mâchoires, signe d’une opération récente de rabotage du menton.

« Avoir recours à une intervention esthétique n’est pas tabou à Séoul, indique Florence Bernardin, fondatrice de la société Information Inspiration qui décrypte les tendances asiatiques pour les grands groupes de beauté occidentaux. Il n’y a pas de péché d’orgueil car on sait que les femmes les plus belles accéderont aux postes les plus importants. » Valorisée par des émissions de télévision dans l’esprit de « Relooking extrême » (diffusée en France sur la chaîne W9), mais aussi par les célébrités, toutes refaites, issues des séries télévisées locales ou des nombreux girls bands de la musique K-pop, la chirurgie est un objet de grande fierté à Séoul.

Dans le quartier chic d’Apgujeong-dong où les cliniques sont installées les unes à côté des autres, comme s’il s’agissait de magasins classiques, on s’arrête l’air rêveur devant les transformations avant – après affichées en vitrine. Reconnus pour leur précision, les chirurgiens coréens, dont certains ont leur photographie dans le métro, attirent même des Chinoises qui viennent à Séoul pour se faire métamorphoser le visage le temps d’un week-end .

Evidemment, on n’hésite pas non plus à faire appel aux injections de comblement pour parfaire son visage : dans le front et dans les joues pour gagner en relief tridimensionnel. Mais aussi dans la poche lacrymale, sous les yeux, ce qui crée un léger bourrelet au ras des cils inférieurs, que les Coréennes surlignent d’un trait de crayon argenté ou doré. Convaincues que cette injection les rajeunit, elles sont nombreuses à arborer ce regard artificiel que n’importe quelle femme occidentale qualifierait de « boursouflé ».

 

Boutiques multimarques, bio ou régressive, l'offre est à l'image de la frénésie d'achat des Coréennes, aussi adeptes du diagnostic de peau personnalisé.  j’ai gardé cette image là parce que j’adooore Etude House. Effectivement c’est très kawaii. Ensuite est ce que c’est régressif???
 Camille de Laurens pour M le magazine du Monde

 INSTRUMENT D’ALIÉNATION

« Le modèle actuel se nourrit de plusieurs phénomènes de société, analyse Isabelle Sancho. La démocratisation de la chirurgie esthétique, mais aussi l’uniformisation du modèle véhiculé par les médias. Dans les séries télévisées, [dans les dramas] au cinéma, toutes les actrices se ressemblent ». Et si elles ne cherchent pas à occidentaliser complètement leur visage, les Coréennes semblent encore marquées par un complexe d’infériorité.

« Quand j’étais enfant, je ne jouais qu’avec des poupées Barbie, se souvient Emily, une Séoulienne de 25 ans. J’avais des poupées asiatiques, mais je les trouvais laides. Sans doute parce que les exemples de réussite sociale de mes parents se trouvaient aux Etats-Unis. Nous étions un pays pauvre et les richesses de l’Occident les faisaient rêver. C’est difficile de construire une image positive de soi lorsque l’on n’a pas de modèle local. » Cependant, la jeune femme parfaitement maquillée, qui a le privilège d’avoir été gâtée par la nature et non par le scalpel, ne voit pas la beauté comme un instrument d’aliénation.

Bien au contraire : « Petite, j’ai beaucoup souffert de la discrimination envers les femmes, poursuit-elle. Je savais qu’il fallait que je sois meilleure que les garçons pour m’en sortir. Même mon père était agacé que je sois dans une école de filles de meilleur niveau que celle de mon frère. Aujourd’hui, être belle me permet de prendre ma revanche. C’est un pouvoir supplémentaire pour obtenir ce que je veux. » De quoi renverser  le rapport de force avec les hommes? Pas encore. Les hommes, qui passent deux ans au service militaire au moment où les femmes accèdent à leur premier emploi, se sentiraient de plus en plus menacés par la compétition avec elles et font désormais eux aussi appel à la chirurgie. Résultat, le marché coréen de la cosmétique masculine est l’un des plus lucratifs au monde.

Les Coréennes sont encore peu nombreuses à avoir les moyens ou la volonté nécessaires pour aller jusqu’au bout d’une métamorphose. « Si on a le physique ingrat, la moindre des choses est d’avoir  une peau impeccable, de beaux cheveux et une silhouette menue », indique une étudiante un peu embarrassée, devant une parfumerie. Pour y parvenir, leur rituel de beauté quotidien multiplie les étapes, jusqu’à la maniaquerie.

« Oh, je n’utilise pas beaucoup de produits pour mon visage le matin, dit fièrement Liah Yoo, 24 ans, dans sa chambre envahie par des centaines de boîtes remplies de fards et de fonds de teint en tout genre. Seulement cinq produits : une mousse pour me démaquiller, un pré-sérum qui va amplifier  l’activité du reste de mes soins pour le visage, une lotion tonique, une émulsion hydratante et une crème solaire SPF50. »

Lorsqu’on lui apprend que les Françaises se contentent d’appliquer, en moyenne, une crème hydratante le matin, que toutes ne se démaquillent pas tous les jours et qu’elles aiment bronzer sur les terrasses des cafés, elle semble profondément écoeurée.

« Ça vous semble beaucoup, mais j’ai nettement réduit les étapes de mon rituel. Avant, j’utilisais jusqu’à neuf produits le matin », ajoute-t-elle. « Elles ont la routine beauté la plus sophistiquée du monde », confirme Florence Bernardin. Le nettoyage se fait souvent en deux phases, d’abord avec une huile, puis avec une mousse. Et ce, matin et soir. Ensuite, elles utilisent un pré-sérum, puis un sérum, suivi d’une émulsion lactée, d’un contour des yeux et d’une crème hydratante. Certaines ajoutent même un post-sérum, censé révéler l’éclat du teint. Enfin, l’indispensable crème solaire pour ne pas risquer de bronzer. D’après une étude Kantar Worldpanel menée en 2009, les Coréennes utiliseraient cinq produits en moyenne pour la peau chaque matin, et cinq autres pour le maquillage.

Cependant, quand on fait remarquer aux professionnels coréens de la beauté que de nombreux épidermes dans les rues de Séoul semblent souffrir d’une acné sévère, un seul coupable est désigné : le stress généré par la compétitivité.

PRODUIT HYBRIDE

Consommatrices compulsives de cosmétiques, les Coréennes sont aussi les plus exigeantes en matière de résultat. Une aubaine pour l’industrie de la beauté, qui ne cesse de leur proposer des solutions – qui pourraient bien intéresser le reste de la planète dans les années à venir.

[je pense que cela nous intéresse déjà vu l’engouement grandissant pour les produits de beauté coréens] C’est pour elles qu’on a inventé la fameuse BB Cream, cette crème à tout faire, lancée à Séoul en 2006, pour réduire l’apparence des rougeurs post-chirurgicales, embellir le teint sans le masquer, hydrater la peau et la protéger du soleil. Une petite révolution qui a largement dépassé les frontières de la Corée du Sud puisque sa formule a été adaptée et déclinée dans le monde entier par toutes les marques ces cinq dernières années.

« Le marché coréen est aussi réactif que dynamique, souligne Florence Bernardin. On ose ici des lancements en petite quantité, parfois sur des durées très courtes. Si le succès prend, alors on démultiplie l’offre. » Parmi les groupes les plus innovants, le coréen Amore Pacific investit dans la recherche et le développement un plus grand pourcentage de son chiffre d’affaires annuel que le groupe américain Estée Lauder ou encore le japonais Shiseido. A la tête d’une trentaine de marques, dont une vingtaine consacrées à la beauté (parmi lesquelles les parfums Lolita Lempicka et l’enseigne Annick Goutal), le géant coréen a les moyens de diffuser ses inventions. Ainsi, en 2008, observant le succès de la BB Cream, son laboratoire met au point une forme inédite de fond de teint.

« Les femmes passent déjà beaucoup de temps dans leur salle de bains le matin et le soir, raconte Lee Eun-im, vice-présidente senior de la division maquillage pour le groupe. Dans la journée, elles se plaignaient d’avoir les mains sales lorsqu’elles devaient réappliquer leurs crèmes teintées ou leur fond de teint. Bien sûr, il existait les fonds de teint compacts mais ils étaient trop secs ou trop épais pour être étalés facilement. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de lancer les Cushions, une émulsion teintée encapsulée dans une éponge en polyuréthanne. » Ces écrins ronds reprennent l’idée de l’éponge d’écolier qui restait humide, une fois enfermée dans sa boîte. Et celle des tampons encreurs capables  d’imprimer  la couleur et de sécher en quelques secondes.

Dans les rues de Séoul, elles sont nombreuses à se remaquiller avec ce produit hybride : elles prélèvent un peu de matière en appuyant sur l’éponge gorgée d’eau pigmentée, à l’aide d’un applicateur. On pourrait croire à un nouveau gadget, mais les maniaques du fond de teint reconnaissent le caractère novateur de la formule. Du coup, Amore Pacific a décliné sa pépite, avec quelques nuances, pour chacune de ses marques. Protégés par une vingtaine de brevets, les Cushions n’ont pas encore été copiés en Europe. Mais il y a fort à parier qu’ils finiront par débarquer sur les comptoirs des parfumeries françaises.

En effet, observées à longueur d’année par les étrangers, les Coréennes donnent désormais le « la » de la création mondiale. Et personne ne s’en cache : « Le marché coréen est pour nous une source intarissable d’inspiration, avoue Cyril Chapuy, directeur général international de L’ Oréal Paris. En 2013, nous avons d’ailleurs lancé une gamme complète qui reprend les protocoles asiatiques. »

RÉPONSES PERSONNALISÉES

Reste à savoir si les Européennes ressentiront un jour le besoin d’utiliser autant de produits. « Les consommatrices européennes n’ont évidemment pas les mêmes habitudes que les Coréennes, répond Cyril Chapuy. Mais les attentes tendent à s’aligner notamment sur des produits « intelligents » qui changent l’apparence et offrent une expérience inédite. » Après la BB Cream, la marque s’apprête à lancer en janvier une crème-huile anti-âge (Age Perfect) inspirée de la gestuelle des massages asiatiques. Une texture surprenante qui se casse en huile au contact des doigts et laisse un film protecteur en surface.

« Les textures coréennes sont très inspirantes car elles doivent concentrer  le maximum de principes actifs sans boulocher pendant les séances d’auto-massage quotidien », ajoute Florence Bernardin qui parie sur l’arrivée proche des sleeping packs, des eaux gélifiées qu’on garde toute la nuit pour réhydrater l’épiderme.  […]

 De laboratoire, le pays et ses grandes marques de cosmétiques pourraient passer à l’étape suivante et venir défier des grands groupes occidentaux dans les vingt ans à venir « 

 http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/11/08/la-beaute-fait-son-marche-en-coree_3509607_1616923.html

Petite semaine à Séoul !


Je n’avais pas posté grand chose sur Séoul l’été dernier alors je me rattrape.  Voici Japon- Corée en ferry!

Départ en ferry depuis HAKATA :

-1ère bonne surprise le ferry est hyper près de la gare de Hakata. En bus en gros 20mn et 220 yen. Dans le terminal,plutôt agréable, un peu de wifi gratuit c’est bien aussi pour remettre à jour LeMonde.fr et lire ses mails.

-J’avais choisi la New Camellia line, 7h et seulement 9000 yen mais en fait avec la taxe d’essence à payer en plus on n’est plus qu’à 2000 yen de différence avec le Beetle qui fait le même trajet en 3h. Par contre je dors dans le ferry et donc je ne vois pas le temps passer. Dans le ferry on est dans des grandes chambres et il y a même des karaokes (payants), un restau, des lockers et un sento (un bain). Le ferry est hyper stable donc j’ai pu lire, écrire dans mon journal, manger sans être malade (ouf).

Arrivée à PUSAN et premier métro. Il faut acheter un ticket à la machine et elle a tendance à repasser un peu vite en coréen à mon goût. Avec un groupe d’étrangères on bidouille un peu. Ca aide de savoir sur quelle ligne se trouve la station pour avoir le ticket (en gros 1400 won) et on peut payer avec des billets.

bon plan: si vous venez de Séoul sachez que votre carte de métro de Séoul marche également à Pusan

-Un peu de galère dans le métro car, quand on se trompe de station, on ne peut pas retourner en arrière (en fait si quand on a des stations avec un petit rond marqué du signe de la Corée mais on ne le sait pas forcément) et le routard se trompe de station. Arrivée à la station de métro premier exemple de la grande gentillesse des Coréens : comme il n’y a pas d’escalators je trimballe péniblement ma grosse valise quand une dame m’aide spontanément !

-1 nuit à Pusan à INDY HOUSE. C’est ok – encore des escaliers -la chambre pleine de mecs sent les pieds et ils aiment bien le froid car ils ont mis la clim à 18° (je vais partager la chambre avec des kinder pingui !!!) Petite balade autour le soir: on dirait la Thailande, pleins de mecs venus faire la fête (pas toujours en finesse si vous voyez ce que je veux dire), des bars un peu partout (beurk) j’aime bien le marché proche de l’auberge.

Le lendemain départ pour SEOUL

-Gare de PUSAN pour prendre le train et – miam c’est quoi ces petites galettes vendues dans la boutique là ? – 1er shopping nourriture que je vais manger dans la gare. Ce sont des sortes de gros raviolis fourrés et très épicés, avec du kimchi notamment ! re-miam. Je montre avec le doigt, par rapport au Japon j’ai l’impression d’avoir complètement régressé.

bon plan phrase en coréen: « igo juseyo » = je veux ça/ donnez moi ça (c’est une forme relativement polie selon mon amie coréenne ce qui tombe bien car j’oublie régulièrement comment on dit merci et s’il vous plait… j’ai régressé je vous dit, d’un autre côté quand on n’a jamais appris la langue c’est un peu normal non?

-Je prends le train. Pas de barrière ni de contrôle je suis un peu surprise! Les trains sont des TGV français jusqu’au sèche main Noirot dans les toilettes alors on n’est pas dépaysé. Je dois mettre ma valise en hauteur -mon voisin m’aide spontanément encore et je dois dire que 2 ans de service militaire ça muscle bien les Coréens ^^). Ma voisine a le Galaxy Note (comme une grande partie des Coréens que je verrai à Séoul).

SEOUL:  L’arrivée est assez moche, de grands bâtiments à l’air soviétique brrrrr…. Est ce que je vais aimer la Corée après le Japon? C’est un peu mon angoisse en fait, de ne pas aimer le pays.

-1er taxi, parceque ça commence à bien faire les escalators et les grosses valises (après 1mois 1/2 de shopping au Japon ça devient lourd). Les taxis devant la gare bénéficient d’un service de traduction donc une personne vous dirige vers le taxi et traduit au besoin et ça c’est cool même si l’auberge m’a conseillé de donner le numéro de tel au taxi pour qu’il sache où c’est.

-SEOUL GUEST HOUSE est près de la station de métro de Angkuk  mais dans les petites rues alors le taxi appelle et le propriétaire vient me chercher.

http://french.visitkorea.or.kr/fre/TR/TR_CMS.jsp?cid=1005214

http://www.seoul110.com/

MON DIEU C’EST UN JARDIN !!!! C’est hyper beau en plus j’adore les lotus. Le contraste avec le bruit et l’animation extérieure est ce qui m’a le plus surprise au début et le côté jardin j’adooooooooore.

La chambre est toute petite mais avec des portes anciennes et toute mimi, je suis juste à côté de la salle de bain/toilettes, et on peut d’asseoir au bord de la chambre sous un auvent pour écouter tomber la pluie – et croyez moi, on dit qu’il pleut au Japon l’été mais allez en Corée et vous verrez ce que c’est quand il pleut TOUS les jours – un gros coup le matin et un gros gros coup le soir. Pareil pour l’humidité, le Japon à côté c’était sec.

Je me pose sur cette terrasse en bois le soir avec bonheur.

 le jardin intérieur de ce HANOK, habitat traditionnel.

La chambre a des portes coulissantes comme des shoji (avec du papier) et des fermetures par des cercles en métal (2 en haut et un central).

          

Je ne le savais pas mais le quartier tout autour est le quartier des Hanok, des habitation traditionnelles coréennes, et on peut voir de nombreuses maisons traditionnelles, habitées ou transformées en musée. C’est vraiment mon quartier préféré de Séoul parce qu’on peut faire des balades à pied et que tout est beau.

 

Le propriétaire a passé 2 ans au Japon en plus donc il parle anglais et japonais ce qui est super pratique. Il viendra vous chercher car les taxis sont un peu perdus dans les petites rues.

Je me suis senti bien dans Séoul à toutes les heures et je me suis beaucoup promené à pied. Il y a de nombreux kiosques pour les touristes où l’on peut vous donner une carte très bien faite de la ville.

Après mes 5 nuits dans un Hanok je suis allée rejoindre Hiromi, mon amie japonaise, qui avait réservé pour nous dans un super hôtel de Myeyong Dong l’hôtel METRO.

http://www.metrohotel.co.kr/

J’adore cet hôtel très chic et surtout très bien situé, en plein milieu du quartier shopping. Le midi ou le soir on peut repasser poser du shopping avant de ressortir. Le service est impeccable en anglais ou japonais.Les chambres sont grandes et avec tout le confort. Par contre c’était nettement plus cher que mon hanok, plus classe aussi.

Mon chouchou le Power 10 formula de IT’S SKIN


Mon chouchou le Power 10 formula de IT'S SKIN

Voici mon chouchou qui vient d’arriver directement du Japon après un transit par la Corée du Sud grâce à Tomomi !
C’est le Power 10 Formula (avec de la vitamine B6) de It’s Skin.
Je vous avais parlé de mon shopping à Séoul et celui là est parmi mes préférés donc il était déjà tout fini…
Il faut que je teste les autres, celui là est pour les peaux mixtes et il est très efficace, il sent bon en plus ce qui ne gâche rien.

Produits de beauté coréens (avec sites)


De retour de Séoul j’ai été surprise par toutes les boutiques très modernes de cette ville surtout dans le quartier de Myeong Dong. Le shopping était vraiment super. (même si dans les magasins on est souvent suivies par les vendeuses de façon assez énervante; elles veulent vous traduire ou vous expliquer ce que sont les produits même si c’est souvent écrit dessus en anglais et moi ça m’empêche souvent d’acheter !!!)

Au début pour moi les produits de beauté coréen c’était ça:

  et ça  (« extrait d’escargot » ça veut dire quoi au juste?): oui laisse l’escargot ramper sur ton visage ^^

Mais il y a aussi ça:

Skylake  http://eng.sky-lake.co.kr/ ou http://skylake.en.ec21.com/

Nature Republic http://nature-republic.com/nr_indexS.jsp

The Face Shop http://international.thefaceshop.com/english/

Holika Holika  http://mall.holikaholika.co.kr/main/main_real.asp

It’s Skin : http://www.itsskin.com/eng/htm/main/main.asp

j’aime bien leur bb cream le packaging est très mimi aussi et la Power 10 formula ( avec sa jolie couleur verte pour éviter les problèmes de peua grasse). Attention en magasin car en Asie les femmes aiment les produits qui rendent la peau plus blanche et on risque de se retrouver avec un visage beaucoup plus blanc que le reste (!!!) Dans le magasin les vendeuses nous conseillent souvent des tons trop clairs.

 Ca c’est une petite éponge que l’on peut utiliser avec sa mousse préférée. Elle utilise le charbon pour absorber les impuretés.

Etude House: http://www.etudehouse.com/eng/main.jsp#wrap

Juste cette vidéo pour voir les boutiques!

J’adore:

de IT’s SKIN la Power 10 Formula (en vert pour absorber le sébum)

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de SKIN FOOD la Black Sugar Mask, un masque à effet nettoyant pour la peau et qui sent super bon.

J’aime : La BB crème d’escargot prestige de It’s Skin. Très fluide et fondante sur la peau et teintée, j’avais un échantillon et j’aime bien!

J’aime aussi la BB cream baby face silky de It’s SKIN même si elle est trop claire.. en dépit du fait que j’ai expliqué à la vendeuse que je ne voulais pas une crème trop blanche donc je l’utilise moins… j’en ai fait mon fond de teint d’halloween ou je la mélange.

J’ai moins aimé: la Oriental Herb Cream de Skylake à cause de son odeur de médicament qui est très gênante pour moi! J’espère que tous leurs produits n’ont pas cette odeur.

d’ailleurs Le Monde.fr revient sur l’influence de l’Asie sur les produits de beauté: http://www.lemonde.fr/style/article/2012/11/09/beaute-les-canons-de-la-mondialisation_1787718_1575563.html

Parler japonais en Corée du Sud ?


Retour d’une semaine en Corée du Sud et c’est sur place que j’ai trouvé la réponse à ma question (pourtant posée sur des forums) : est ce qu’en parlant japonais dans la rue avec la copine (japonaise) avec laquelle je partais j’allais fâcher les coréens ou provoquer des remarques négatives?

Pour moi la question n’était pas anodine. J’adoooore le Japon mais je suis également sensible à son histoire et au problème des Coréennes utilisées par l’armée japonaise comme « femmes de réconfort » / » comfort women », terme bien doux pour parler des nombreux viols qui ont eu lieu. Le problème perdure encore aujourd’hui avec le refus du Japon de présenter des excuses et des visites encore récentes (cet été) de membres du gouvernement au sanctuaire de Yasukuni.

Bref, je ne savais pas trop comment faire!

Dans le train Pusan-Séoul (ben oui j’y suis allée en ferry) déjà, surprise, les annonces sont en coréen, japonais et anglais… et tout est sous-titré en japonais. C’est en faisant du shopping dans un de mes quartiers préférés de Myeongdong que je me suis rendue compte que dans les magasins la plupart des vendeurs/ vendeuses parlaient japonais. Il y a plein de touristes japonais à Séoul et les rabatteuses devant les boutiques t’abordent en disant « onee san = grande soeur », les rabatteurs crient « yasui desuuuu = c’est pas cher »…

Du coup je me suis lâchée et je me suis rendu compte que les vendeuses comprenaient mieux quand je parlais japonais ^^, j’ai même eu des remarques « mais vous parlez bien!? vous êtes japonaise » (ben oui, blonde, les yeux marrons/verts je pense que c’est évident). Dans un café on a même eu des gâteaux gratuits parceque la serveuse était surprise que je puisse parler une langue asiatique ou plutôt que je fasse l’effort ^^.

Donc pas de problème surtout que mon coréen se limite à quelques phrases qui ressemblent au japonais…

petites phrases de débutante : « igo juseyo » = je voudrais ça / hotto kopi juseyo = je voudrais un café chaud

Bref on peut sans problème voyager à Séoul en parlant japonais, je pense qu’avec les personnes âgées ça ne serait sans doute pas la même chose.