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La petite grenouille japonaise et le grand voisin chinois


The frog sometimes dozes over books Voici Travel Frog, un petit jeu japonais qui obsède les chinois! Le jeu développé par la firme japonaise Hit-Point est en tête des téléchargements gratuits de l’ App Store chinois depuis deux semaines. 

Au départ le jeu s’appelait Tabikaeru ( de « tabi » voyage et « kaeru » grenouille), il est facile à jouer même s’il est tout en japonais car le but est simple: vous incarnez une petite grenouille qui vit dans une hutte, mange, lit, écrit et puis c’est tout.. ou presque.

Comme dans tout jeu vous trouverez une monnaie virtuelle, ici ce sont des trèfles qui poussent dans le jardin et que vous pouvez ramasser en cliquant dessus (20 trèfles toutes les 3 heures).

Mais le plus original est que, parfois, la grenouille décide de faire une petite virée… quelques heures, et jusqu’à 4 jours … sans que le joueur puisse y faire quoi que ce soit!!! . Elle décide d’aller explorer des parties du Japon. On ne sait jamais quand elle va partir, ni ce qu’elle va rapporter de ses voyages, des cartes postales, des trèfles, des souvenirs ou rien!!!! Un peu comme un ado quoi?!

A frog poses in front of a temple

The frog with three rat friends

Quand la grenouille a voyagé on peut même le voir dans son album!

Pour l’avoir tapez « tabikaeru » en hiragana dans le navigateur plutôt que de le chercher directement dans l’Ap store.

je l’ai installé et j’y joue de temps en temps.c’est l’occasion de bosser du vocabulaire (mon lexique des plantes à bien augmenté vu que la grenouille mange des sandwiches ou autres plats … avec des plantes japonaises dedans). J’ai reçu quelques carte postales mignonnes et c’est un jeu qui n’est pas trop prenant (vos carottes ne risquent pas de flétrir)

A quand des mouchoirs en caca de panda … en France?


Merveilleux ces pandas, ils sont l’arme douce de la Chine, attirent les petits et les grands aussi en France et bientôt nous allons pouvoir utiliser leurs déjections afin de fabriquer des mouchoirs. Je m’explique, le panda ne produit pas QUE des déjections- 10 kilos par jour quand même- mais également des grumes végétales (c’est le mot du jour à replacer dans la conversation) des déchets de bambous qu’il recrache après mastication, ce qui lui vaut le surnom de « ours -chat » en Chine. Il en produit environ 50 kilos.

L’estomac du panda est une vraie petite usine à fabriquer du papier. En usine il fait éliminer le fructose afin d’extraire les fibres, ce que l’appareil digestif du panda fait de façon plus naturelle.

La firme chinoise Qianwei Fengsheng collectera la matière première plusieurs fois par semaine dans trois réserves de pandas en Chine. Celle ci sera bouillie, pasteurisée et transformée en papier, puis analysée afin de garantir l’absence de bactéries.

Cet « or brun » si je peux me permettre ce jeu de mot sera vendu bien plus cher qu’une boit » de mouchoirs classique 43 yuan (5,50 euros).

Quand aurons nous NOTRE boite de mouchoirs en caca de panda bien français?

Un geste de bonté: les enfants japonais adoptés par les chinois après la seconde guerre mondiale.


C’est un article de Japan Today qui offre une vision très différente des relations entre chinois et japonais pendant la seconde guerre mondiale. Comme quoi les relations humaines ont toujours plusieurs facettes.

Lors de la défaite des forces impériales japonaises qui se sont rendues le 15 août 1945, à peu près 1,5 million de familles attirées dans l’état vassal du Manchukuo dans le nord est de la Chine se sont retrouvées livrées à elles-même et, beaucoup se sont suicidées ou sont mortes de faim.. Ces japonais étaient des agresseurs imposés à la population locale mais je n’avais jamais entendu parler des enfants japonais adoptés par des familles chinoises.

“Public opinion at the time was rather strong against raising a Japanese child and our relatives also opposed it, but my mother insisted on doing so,” [he said].

Certaines femmes ont donc adopté les enfants de leurs agresseurs en leur donnant un nom chinois malgré l’opposition de leurs familles et de l’opinion publique. Les chiffres confirmés par Tokyo sont d’un peu plus de  2.800 enfants.

« One woman, Sun Zhenqin, volunteered to be his guardian and soon gave her scrawny charge a new name, “Lai Fu” (good luck coming). » il faut avoir une sacré dose de bonté pour adopter un enfant japonais après la guerre et l’apppeler « chance » je trouve.

Certains sont rentrés au Japon après la « normalisation » des relations entre les deux pays pour trouver des tombes à leurs noms, d’autres sont restés.

Japan Today est un journal japonais en anglais et je trouve cet article intéressant (surtout la fin que le vous laisse lire sur leur site) car on a souvent tendance à monter en épingle chaque problème entre ces deux pays au lieu de parler des actes de bonté qui ont pu avoir lieu pendant la guerre et qui restent également dans l’esprit de certains japonais.

http://www.japantoday.com/category/national/view/children-of-the-aggressors-japanese-war-babies-adopted-by-china

Les femmes qui « restent seules » en Chine – à lire dans LeMonde.fr


Comme c’est la journée de la femme je ne pouvais pas ne pas rebloguer une partie de ce très intéressant article de  Alisée Pornet dans LeMonde.fr.

Cet article est consacré aux « left over women » les femmes qui sont laissées pour compte ou laissées de côté, sachant que left over c’est souvent le terme utilisé pour les reste du repas, ça fait plaisir.

« Signifiant « celles qui restent », l’expression péjorative « leftover women » ou « sheng nu » en chinois a été lancée en 2007 par le gouvernement pour qualifier les femmes éduquées de plus de 27 ans qui choisissent de ne pas se marier. De plus en plus de femmes reprennent pourtant à leur compte ce terme, synonyme de discrimination et de marginalisation, pour en faire l’expression de leur résistance et de la lutte pour leurs droits. »

« En 2007, la Fédération des femmes, sous l’égide du gouvernement chinois, a lancé une vaste campagne de communication visant à disqualifier les femmes de plus de 27 ans qui choisissaient de ne pas se marier et de ne pas avoir d’enfants. Le cœur de cette campagne reposait sur les termes « sheng nu » ou« leftover women » : les femmes laissées de côté, celles qui restent. Se répandant dans la presse et dans la société chinoise, ces expressions péjoratives symbolisent depuis les discriminations dont les femmes font l’objet. « Je n’aime pas ces mots, ils sont tristes. Beaucoup de femmes ont quitté leur travail sous la pression de cette représentation pour se marier, préférant privilégier leur vie personnelle à leur carrière, alors que les deux peuvent aller ensemble », explique Lucy.

Cette vision des choses n’est pas innocente et révèle un réel problème d’inégalités entre les sexes. « Les hommes et les femmes en Chine ne sont pas du tout égaux face à l’emploi et au mariage. Les hommes ont plus de droits. C’est à se demander s’il ne vaut pas mieux ne pas faire d’études et rester bête pour se marier », conclut Jiao, doctorante à l’université de Shanghaï. »

Au Japon aussi pendant longtemps la femme qui se mariait quittait tout naturellement son emploi et cela reste toujours presque évident je dirais, tout comme le fait que la femme DOIT se marier. Je trouve qu’en France aussi on garde ce stéréotype du couple obligatoire surtout pour les femmes sinon on est un peu traitée comme une éternelle ado. Quel que soit son niveau d’études par rapport à une fille qui, elle, est mariée on a quand même l’impression d’avoir un statut inférieur. Les gens ne s’en rendent pas toujours compte mais ils vous traitent comme une ado alors même que vous avez des responsabilités, un travail, que vous votez et que vous payez des impôts. Par contre si vous avez un bébé, tout de suite on dirait que vous passez dans la case supérieure, vous devenez une mère et, pour certaines, cela leur donne une légitimité qui les pousse parfois à vous donner des conseils (qui il faut bien le dire sont parfois assez mal venus voire pas du tout applicables à votre situation).

L’article est à lire dans son intégralité ici: http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2014/03/05/en-chine-les-leftover-women-ne-sont-plus-ce-quelles-etaient/#xtor=AL-32280270%20

Le 11 novembre en Chine c’est la fête des célibataires!


Encore une fois les chinois ont tout compris parce qu’on en a marre de subir les sous- entendus et pubs de la Saint Valentin donc une fête pour les célibataires pendant laquelle ils/elles peuvent d’offrir tout ce qu’ils veulent c’est une excellente idée. Donc le 11 novembre est la fête des célibataires.

A lire sur LeMonde.fr:

Surnommé « Double 11 » et choisi pour l’alignement des chiffres de sa date « 1+1+1+1 », le Singles Day (Guanggun jie en chinois, le « jour des célibataires ») met à l’honneur les 180 millions de Chinois qui ne sont pas mariés.

Ce jour-là, les célibataires, souvent jeunes, sortent faire la fête avec leurs amis, mangent des youtiao (un long beignet frit), mais surtout achètent compulsivement et sans scrupules tout ce qui leur fait envie sur Internet. Désormais instituée, la coutume du Singles Day le leur permet : ne pouvant pas se voir offrir un cadeau le jour de la Saint-Valentin, ils sont encouragés à prendre leur revanche et à se couvrir de présents en guise de thérapie personnelle. Avec l’explosion du e-commerce, le « jour des célibataires » s’est ainsi mué en fête nationale de l’achat compulsif et est devenu le plus gros jour de shopping en ligne de l’année.

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Au-delà du shopping massif auquel elle incite, la fête est aussi l’occasion de célébrer plusieurs rites, comme « M. Indépendance », dont le principe est que les célibataires aillent dîner avec une groupe d’amis et que chacun paie pour soi-même en signe d’indépendance. Il y a aussi « Seul et prêt à se mélanger ? » (« Single and ready to mingle ? »), sorte de speed-dating géant organisé sur Internet, permettant aux jeunes gens d’espérer rencontrer leur moitié. En 2011, Shanghaï a ainsi organisé l’un des plus grands speed-dating, attirant plus de 10 000 célibataires, selon le site YourTango.

Un autre rituel appelé « Le petit déjeuner pour une personne s’il vous plaît » veut que les célibataires mangent quatre youtiao pour les quatre « 1 » de la date. Enfin, le « Bye bye célibat » offre la possibilité aux éternels célibataires de demander enfin une femme en mariage pour mettre fin au 11-11.

La fête tend ainsi de plus en plus à s’éloigner de son but initial pour se rapprocher de la Saint-Valentin, l’échange de cadeaux en moins, le consumérisme individualiste en plus.

A oui au fait happy birthday to me ^^

En Chine un parc profite des tensions sino-japonaises


http://www.kotaku.com.au/2012/11/japan-invading-china-recreated-at-a-chinese-amusement-park/ (tiens un petit nouveau)

Alors que les tensions entre la Chine et le Japon s’exacerbe, que les nationalistes japonais grimpent le Fuji san (pour se faire sauver par les japonais car ils sont mals préparés) ce parc The Eighth Route Army Culture Park dans la province de Wuxiang permet aux chinois de de costumer en soldats chinois ou japonais et de jouer à la guerre.

Ouvert en 2011 ce parc est situé dans une région connue pour le « tourisme rouge », le nom fait référence à la 8e armée, une unité de l’armée nationale révolutionnaires qui a combattu les japonais, et on peut se costumer, jouer à la guerre dans des tranchées et … tirer sur des soldats japonais.

Des photos de Jason Lee pour l’agence Reuters.

 

 

En août dernier un festival culturel le  Eighth Route Army Cultural Festival a eu lieu, des vétérans étaient invités comme Duan Yirong qui semble plutôt soutenir ce parc selon son interviw à China Daily:

“Before I joined, many people in our country, including me, were beaten and killed by Japanese soldiers,” Duan told China Daily. I lived a terrible life. “People died every day in our village. Picking up a gun and joining the army was the best way to protect our homeland and improve our lives.”

Army vet Duan, however, is supportive of the theme park, saying, “It brings alive the heroic history and nightmarish days we endured. It opens a frightening window on war but also conveys the meanings of loyalty and sacrifice.”http://www.chinadaily.com.cn/life/2012-03/13/content_14822675.htm

 

Je ne trouve pas de site pour ce parc (mon chinois est très limité)

La sortie de l’iphone 5 en Chine gênée par les relations Chine Japon


C’est la sortie de l’iphone 5. A priori rien à voir avec les problème territoriaux entre la Chine et le Japon… sauf que les nouvelles cartes du nouveau système iOS6 d’Apple montrent les îles Senkaku (les îles Diaoyu pour les chinois) comme appartenant au Japon ce qui est le cas pour une partie de ces îles mais qui ne plait pas du tout à la Chine en pleine revendication de ces îles.

Selon les autorités chinoises  L’iphone 5 devra comme c’est l’usage « passer l’inspection » avant d’être autorisé à la vente… est-il sous entendu que l’application devrait montrer ces îles comme appartenant à la Chine si Apple veut vendre son nouveau téléphone sur le marché chinois?

Une autre solution est bien sûr que les inspecteurs changent manuellement le nom sur tous les téléphones ou qu’un virus apparaisse (mais bon créer un virus juste pour ça c’est quand même de la science fiction).

Sur les réseaux sociaux on trouve quand même des appels au boycott!

Sinon ne pas nommer ces îles reste la solution afin de tenter de contenter les deux pays.

http://ph.news.yahoo.com/china-japan-island-dispute-may-181035755.html

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/09/25/publier-une-carte-tronquee-de-la-chine-devrait-bientot-couter-tres-cher_1765524_3216.html

Violences et crimes du Japon en guerre


Un post un peu moins frivole que d’habitude pour vous signaler un livre très intéressant que je suis en train de dévorer: Violences et Crimes du Japon en Guerre 1937-1945 de Jean-Louis Margolin chez Hachette Litteratures.

Ce livre est en train de me faire réaliser qu’avec Hiroshima et Nagasaki le Japon d’après guerre a tout de suite été perçu comme une victime par un certain nombre d’occidentaux fans du Japon ce qui leur/nous a fait négliger d’autres aspects de la guerre notamment le sort des populations asiatiques ( le sort des chinois, le viol de Nankin, les « femmes de réconfort » la prostitution organisée en Corée du Sud).

Les films se sont concentrés sur les POW (prisoners of war/ prisonniers de guerre) australiens ou américains blancs, voir Le Pont de la Rivière Kwai, et on a laissé de côté les prisonniers asiatiques beaucoup moins bien traités.

Je n’ai pas encore fini de le lire mais j’ai aussi été intéressée par l’organisation de la violence à l’intérieur de l’armée avec de nombreux tabassages de soldats par leurs pairs sans raison ce qui les rendait aussi plus facilement bourreaux d’autres personnages (comme les civils chinois) ou le fait que la société s’est très peu révoltée contre un embrigadement de la société et une propagande dispensée à tous les niveaux.

La vision du Japon libérateur de l’Asie à l’époque est bien évoquée et c’est vraiment une étude très solide.

Jean-Louis Margolin est maître de conférences en histoire à l’université de Provence et directeur adjoint pour la recherche sur le Sud-Est asiatique. C’est un spécialiste de l’Asie au XXe siècle.

Je vous le recommande… ce n’est pas un manga qu’on lit dans le métro mais pour tout ceux qui adoooooorent le Japon c’est aussi un point vu à connaître qui explique je pense pas mal de choses sur les relations du japon avec les autres pays d’Asie de nos jours ou même la société vue comme un bloc (le clou qui dépasse).