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La petite grenouille japonaise et le grand voisin chinois


The frog sometimes dozes over books Voici Travel Frog, un petit jeu japonais qui obsède les chinois! Le jeu développé par la firme japonaise Hit-Point est en tête des téléchargements gratuits de l’ App Store chinois depuis deux semaines. 

Au départ le jeu s’appelait Tabikaeru ( de « tabi » voyage et « kaeru » grenouille), il est facile à jouer même s’il est tout en japonais car le but est simple: vous incarnez une petite grenouille qui vit dans une hutte, mange, lit, écrit et puis c’est tout.. ou presque.

Comme dans tout jeu vous trouverez une monnaie virtuelle, ici ce sont des trèfles qui poussent dans le jardin et que vous pouvez ramasser en cliquant dessus (20 trèfles toutes les 3 heures).

Mais le plus original est que, parfois, la grenouille décide de faire une petite virée… quelques heures, et jusqu’à 4 jours … sans que le joueur puisse y faire quoi que ce soit!!! . Elle décide d’aller explorer des parties du Japon. On ne sait jamais quand elle va partir, ni ce qu’elle va rapporter de ses voyages, des cartes postales, des trèfles, des souvenirs ou rien!!!! Un peu comme un ado quoi?!

A frog poses in front of a temple

The frog with three rat friends

Quand la grenouille a voyagé on peut même le voir dans son album!

Pour l’avoir tapez « tabikaeru » en hiragana dans le navigateur plutôt que de le chercher directement dans l’Ap store.

je l’ai installé et j’y joue de temps en temps.c’est l’occasion de bosser du vocabulaire (mon lexique des plantes à bien augmenté vu que la grenouille mange des sandwiches ou autres plats … avec des plantes japonaises dedans). J’ai reçu quelques carte postales mignonnes et c’est un jeu qui n’est pas trop prenant (vos carottes ne risquent pas de flétrir)

Un geste de bonté: les enfants japonais adoptés par les chinois après la seconde guerre mondiale.


C’est un article de Japan Today qui offre une vision très différente des relations entre chinois et japonais pendant la seconde guerre mondiale. Comme quoi les relations humaines ont toujours plusieurs facettes.

Lors de la défaite des forces impériales japonaises qui se sont rendues le 15 août 1945, à peu près 1,5 million de familles attirées dans l’état vassal du Manchukuo dans le nord est de la Chine se sont retrouvées livrées à elles-même et, beaucoup se sont suicidées ou sont mortes de faim.. Ces japonais étaient des agresseurs imposés à la population locale mais je n’avais jamais entendu parler des enfants japonais adoptés par des familles chinoises.

“Public opinion at the time was rather strong against raising a Japanese child and our relatives also opposed it, but my mother insisted on doing so,” [he said].

Certaines femmes ont donc adopté les enfants de leurs agresseurs en leur donnant un nom chinois malgré l’opposition de leurs familles et de l’opinion publique. Les chiffres confirmés par Tokyo sont d’un peu plus de  2.800 enfants.

« One woman, Sun Zhenqin, volunteered to be his guardian and soon gave her scrawny charge a new name, “Lai Fu” (good luck coming). » il faut avoir une sacré dose de bonté pour adopter un enfant japonais après la guerre et l’apppeler « chance » je trouve.

Certains sont rentrés au Japon après la « normalisation » des relations entre les deux pays pour trouver des tombes à leurs noms, d’autres sont restés.

Japan Today est un journal japonais en anglais et je trouve cet article intéressant (surtout la fin que le vous laisse lire sur leur site) car on a souvent tendance à monter en épingle chaque problème entre ces deux pays au lieu de parler des actes de bonté qui ont pu avoir lieu pendant la guerre et qui restent également dans l’esprit de certains japonais.

http://www.japantoday.com/category/national/view/children-of-the-aggressors-japanese-war-babies-adopted-by-china